Une semaine après l'annonce par le régime syrien d'une vaste amnistie, les médias officiels ou proche du pouvoir ainsi que les militants donnent des chiffres différents sur le nombre de prisonniers libérés.
Les militants ne confirment que la libération de quelques dizaines de détenus et affichent leur scepticisme sur les chiffres donnés par d'autres sources. Selon eux, il n'y pas de transparence dans le processus de libération et aucune liste de noms n'a été fournie.
Pour sa part, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avance le chiffre de 2.700 personnes libérées dans tout le pays. Mais même de sources officielles les chiffres divergent.
En additionnant les chiffres publiés quotidiennement par Sana, le total atteint 1.199 tandis qu'al Watan, quotidien proche du pouvoir, citant des sources judiciaires, parle de 10.000 personnes libérées dont 4.500 qui croupissaient dans les geôles sous l'accusation de "terrorisme", selon une loi de juillet 2012 qui a conduit des dizaines de milliers personnes en prison.
Le journal, citant le procureur en chef de la cour anti-terroriste, affirme que "le processus de libération va continuer durant tout le mois" de juin. Selon ce journal, le total des libérations devrait atteindre les 30.000 sur les 150.000 détenus en Syrie.
Selon l'OSDH, il y a 100.000 personnes emprisonnées par le gouvernement depuis le début de la révolte contre Bachar el-Assad en mars 2011. Parmi elles, figurent 18.000 personnes dont on ignore le sort.
L'amnistie, si elle est appliquée dans son intégralité, devrait concerner 100.000 détenus. La moitié se trouve aux mains des services de renseignements, après des arrestations menées dans le cadre de la loi antiterroriste de 2012.
Pour les personnes détenues dans des prisons, il est du ressort du tribunal antiterroriste et des cours criminelles de passer en revue les noms des prisonniers pouvant bénéficier de l'amnistie et d'envoyer leurs listes aux différents centres de détention. En revanche, ce sont les différents services de renseignements qui décident de la libération de ceux qui sont entre leurs mains, a indiqué Anwar al-Bounni, un avocat des droits de l'Homme, basé à Damas.
Mercredi, Ranime Maatouk, la fille d'un célèbre avocat et prisonnier de conscience Khalil Maatouk, avait été libérée, ainsi que Jalal Naufal, un médecin de gauche opposé au régime et qui était en prison depuis début 2014.
Les militants ne confirment que la libération de quelques dizaines de détenus et affichent leur scepticisme sur les chiffres donnés par d'autres sources. Selon eux, il n'y pas de transparence dans le processus de libération et aucune liste de noms n'a été fournie.
Pour sa part, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avance le chiffre de 2.700 personnes libérées dans tout le pays. Mais même de sources officielles les chiffres divergent.
En additionnant les chiffres publiés quotidiennement par Sana, le total atteint 1.199 tandis qu'al Watan, quotidien proche du pouvoir, citant des sources judiciaires,...


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