La séance parlementaire convoquée aujourd'hui pour étudier l'adoption de la grille des salaires a été reportée par le président de la Chambre Nabih Berry au 10 juin, a annoncé l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
La tenue de la séance d'aujourd'hui était compromise par les annonces de différents partis dès hier.
Le parti Kataëb et le bloc aouniste avaient en effet annoncé leur intention de ne pas assister à la séance, arguant qu'en situation de vacance de la présidence, la chambre ne peut légiférer.
Depuis dimanche, le Liban est sans président, les députés ayant échoué, malgré cinq convocations, à élire un successeur à Michel Sleiman dont le mandat a pris fin samedi à minuit. Lundi, le président du Parlement, Nabih Berry, a convoqué la Chambre à une séance électorale le 9 juin.
Selon certains analystes, en situation de vacance de la présidence, le Parlement ne peut légiférer, la Chambre ne pouvant être convoquée que pour élire un président. "La tenue de la séance du 27 mai, à laquelle a déjà convoqué le chef du Législatif pour voter la grille des salaires, serait alors inconstitutionnelle", avait ainsi indiqué une source judiciaire à L'Orient-Le Jour.
Mais selon le constitutionnaliste Hassan Rifaï, la Chambre peut légiférer "tant que la session ordinaire est ouverte. Étant donné que celle-ci prend fin le 31 mai, après cette date toute activité législative du Parlement s'interrompt. Le Parlement pourra donc légiférer uniquement du 25 au 31 mai. Au cours de cette période, activités législatives et électorales s'effectueront en parallèle. Il ne pourra légiférer au-delà que s'il est convoqué en session extraordinaire".
Les salariés du secteur public se sont, parallèlement, à nouveau rassemblés mardi devant le ministère de l'Éducation à Beyrouth, pour protester contre le retard dans l'adoption de la grille des salaires.
"Trois ans n'ont pas suffit pour étudier et voter un projet de financement de la grille des salaires. Ils ne veulent pas voter la grille et nous accorder nos droits", a lancé Mahmoud Haïdar, président de la Ligue des fonctionnaires d'État, présent devant le ministère de l'Éducation. M. Haïdar a renouvelé les demandes des syndicats et fonctionnaires, notamment une augmentation des salaires, sans augmentation des heures de travail.
Le président du Comité de coordination syndicale (CCS) Hanna Gharib a, lui, menacé de paralyser les ministères et administrations publiques, ainsi que de boycotter les prochains examens officiels.
Le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfouz, avait déjà de nouveau averti lundi que les examens officiels n'auront pas lieu si la grille des salaires n'était pas adoptée par la Chambre des députés. Il avait exprimé l'espoir "que tous les blocs parlementaires seront présents et qu'ils en finiront avec cette grille pour que nous puissions organiser les examens officiels". "Certains députés disent que la vacance à la présidence implique qu'ils ne peuvent légiférer que sur certains cas exceptionnels. Eh bien, nous leur disons que la grille des salaires est un cas exceptionnel", a ajouté M. Mahfouz.
Le 14 mai dernier, le Parlement avait de nouveau reporté l'approbation de ce projet de loi qui pose problème au niveau du coût de la grille et de son financement.
La tenue de la séance d'aujourd'hui était compromise par les annonces de différents partis dès hier.
Le parti Kataëb et le bloc aouniste avaient en effet annoncé leur intention de ne pas assister à la séance, arguant qu'en situation de vacance de la présidence, la chambre ne peut légiférer.
Depuis dimanche, le Liban est sans président, les députés ayant échoué, malgré cinq convocations, à élire un successeur à Michel Sleiman dont le mandat a pris fin samedi à minuit. Lundi, le président du Parlement, Nabih Berry, a convoqué la Chambre à une séance électorale le 9 juin.
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