Le Parlement syrien a annoncé mercredi avoir reçu six nouvelles candidatures à la présidentielle du 3 juin, soit au total 17 postulants, dont deux femmes et un chrétien, pour un scrutin qualifié d'ores et déjà de "farce" par l'opposition et plusieurs pays occidentaux.
En dépit de la multiplication des candidats, tous peu connus du public, l'issue du scrutin ne fait guère de doute: Bachar el-Assad, qui s'est porté candidat lundi, devrait être réélu pour un troisième septennat, à l'issue d'un scrutin organisé dans les zones tenues par le régime.
A 24 heures de la fin du délai pour le dépôt des candidatures, le président du Parlement Mohammad al-Lahham a annoncé six nouveaux candidats, dont trois sont originaires de localités tenues par les rebelles: Mahmoud Halbouni, 68 ans, Mohammad al-Kanaan, 50 ans et Ahmad al-Abboud, 52 ans, Khaled al-Kreidi, 48 ans, Bachir al-Ballah, 81 ans, et Aymane al-Issa, 47 ans.
La moyenne d'âge des 17 candidats est de 50 ans. Cinq candidats, dont Bachar el-Assad, sont originaires de Damas, trois de la banlieue de la capitale, deux de la province de Homs (centre), un d'Alep (nord), un de la région d'Idleb (nord-ouest), deux du plateau du Golan, une de Lattaquié (ouest), un de la province de Deraa (sud) et un de Deir Ezzor (est).
Il s'agit théoriquement de la première élection présidentielle depuis plus d'un demi-siècle. M. Assad et son père Hafez, qui avait dirigé la Syrie d'une main de fer de 1970 à 2000, ont été nommés à l'issue de référendums.
Le scrutin a d'ores et déjà été qualifié de "parodie de la démocratie" par l'opposition en exil et plusieurs pays occidentaux, dans un pays où la guerre a fait en trois ans 150.000 morts et contraint la moitié de la population à la fuite. En outre, le scrutin se déroulera dans les zones fermement contrôlées par le régime. Les autorités ont en plus interdit de voter aux réfugiés sortis illégalement du pays, selon la commission électorale.
A terme, il ne restera en lice que deux postulants face à Bachar el-Assad, car la loi électorale précise que les candidats doivent obtenir la signature de 35 députés. Or il n'y a que 89 députés "indépendants" sur les 250 parlementaires, car 161 appartiennent au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle.
En dépit de la multiplication des candidats, tous peu connus du public, l'issue du scrutin ne fait guère de doute: Bachar el-Assad, qui s'est porté candidat lundi, devrait être réélu pour un troisième septennat, à l'issue d'un scrutin organisé dans les zones tenues par le régime.
A 24 heures de la fin du délai pour le dépôt des candidatures, le président du Parlement Mohammad al-Lahham a annoncé six nouveaux candidats, dont trois sont originaires de localités tenues par les rebelles: Mahmoud Halbouni, 68 ans, Mohammad al-Kanaan, 50 ans et Ahmad...


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