Le Parlement syrien a annoncé mardi quatre nouveaux candidats, dont un chrétien, à la présidentielle prévue le 3 juin, portant à onze le nombre de postulants à la magistrature suprême, dont le chef de l'Etat sortant Bachar al-Assad.
En dépit de la multiplication des candidats, l'issue du scrutin ne fait guerre de doute: M. Assad sera réélu pour un troisième septennat, à l'issue d'un scrutin organisé dans les zones tenues par le régime.
Alors que le délai pour le dépôt des candidatures expire jeudi soir, le président du Parlement Mohamed al-Lahham a lu mardi devant les députés les noms de quatre candidats: Ali Wanous, Talea Salah Nasser, Mme Azza al-Hallak et Samih Mikhael Moussa, un chrétien.
Comme la plupart des autres postulants dont les noms ont été annoncés dernièrement, ces quatre personnes ne sont guère connues.
Il s'agit de la première élection présidentielle depuis plus d'un demi-siècle. M. Assad et son père Hafez, qui avait dirigé la Syrie d'une main de fer de 1970 à 2000, ont été nommés à l'issue de référendums.
Une source à la Cour constitutionnelle a confirmé que M. Moussa était chrétien alors que l'article 3 de la Constitution stipule que le président doit être musulman."Nous recevons toutes les demandes et nous les transmettons au Parlement. Durant les cinq jours suivant la clôture, nous les examinerons pour voir si elles sont conformes à la Constitution puis le 6 mai, nous publierons les noms des candidats retenus", a-t-elle précisé.
Le scrutin a d'ores et déjà été qualifié de "farce" et de "parodie de la démocratie" par l'opposition en exil et les pays occidentaux, car en trois ans, la guerre a fait 150.000 morts et contraint la moitié de la population à la fuite.
Le scrutin se déroulera dans les zones fermement contrôlées par le régime, soit 40% du territoire où vivent 60% de la population, selon le géographe français spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche.
Les autorités ont en outre interdit de voter aux réfugiés sortis illégalement du pays, selon la commission électorale.
A terme, il ne restera en lice que deux postulants face à Bachar al-Assad, car la loi électorale précise que les candidats doivent obtenir la signature de 35 députés. Or il n'y a que 89 députés "indépendants" sur les 250 parlementaires car 161 appartiennent au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle.
En dépit de la multiplication des candidats, l'issue du scrutin ne fait guerre de doute: M. Assad sera réélu pour un troisième septennat, à l'issue d'un scrutin organisé dans les zones tenues par le régime.Alors que le délai pour le dépôt des candidatures expire jeudi soir, le président du Parlement Mohamed al-Lahham a lu mardi devant les députés les noms de quatre candidats: Ali Wanous, Talea Salah Nasser, Mme Azza al-Hallak et Samih Mikhael Moussa, un chrétien.
Comme la plupart des autres postulants dont les noms ont été annoncés dernièrement, ces quatre personnes ne sont guère...


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