L'Arabie saoudite a appelé mardi la communauté internationale à prendre des "mesures fermes" contre le régime syrien, après sa décision de tenir une élection présidentielle et des informations faisant état de son possible recours à des gaz toxiques contre les civils.
"L'annonce par le régime syrien d'une élection présidentielle constitue une escalade dangereuse (...) et sabote les efforts pour une solution sur la base de la conférence de Genève-I", a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, lors d'une conférence de presse à Riyad.
Il a estimé que cette décision, "ainsi que les informations sur l'usage de gaz toxiques contre des civils à Kafarzita", dans le centre de la Syrie, "constituent un défi flagrant aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".
"Ces violations répétées de Damas nécessitent des mesures fermes de la part de la communauté internationale", a ajouté le prince Saoud.
Le président du Parlement syrien Mohammad Jihad Lahham va annoncer la semaine prochaine la date de l'élection présidentielle à laquelle Bachar al-Assad devrait se présenter pour un nouveau mandat de sept ans, a indiqué mardi le quotidien syrien Al-Watan.
Des militants de la localité de Kafarzita et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont accusé la semaine passée le régime syrien d'une attaque ayant causé "suffocations et empoisonnements" à des habitants.
"Le régime a bombardé Kafarzita avec des produits toxiques, 'le gaz de chlore' causant plus de cent cas de suffocations", ont écrit notamment des militants sur leur page Facebook.
La télévision officielle syrienne a accusé de son côté les rebelles islamistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, d'avoir mené cette attaque au "chlore toxique".
L'Arabie saoudite, un des principaux soutiens de l'opposition au régime de Bachar Al-Assad, réclame en vain depuis des mois l'intervention de la communauté internationale.
Le prince héritier saoudien, le prince Salmane ben Abdel Aziz, avait accusé le mois dernier la communauté internationale d'avoir "trahi" la rébellion syrienne, en manque d'armes dans sa guerre contre le régime.
"L'annonce par le régime syrien d'une élection présidentielle constitue une escalade dangereuse (...) et sabote les efforts pour une solution sur la base de la conférence de Genève-I", a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, lors d'une conférence de presse à Riyad.
Il a estimé que cette décision, "ainsi que les informations sur l'usage de gaz toxiques contre des civils à Kafarzita", dans le centre de la Syrie, "constituent un défi flagrant aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".
"Ces violations...

