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Les "chemises rouges" pro-Thaksin se mobilisent en Thaïlande

Les "chemises rouges", partisans de la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, ont annoncé samedi soir qu'ils allaient intensifier leur mouvement pour la défendre.

Le gouvernement, contesté depuis novembre, a subi un revers vendredi avec l'annulation par la Cour constitutionnelle des élections législatives anticipées du 2 février.

Le président de la commission électorale a annoncé par la suite qu'il faudrait des mois avant de pouvoir organiser un nouveau scrutin, et dans cet intervalle, Yingluck Shinawatra se retrouve à la tête d'un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes avec des pouvoirs limités.

Mais ses partisans, qui se tenaient jusque-là à l'écart, ont annoncé qu'ils allaient se mettre en ordre de marche.

"Le 5 avril, frères et soeurs, préparez vos affaires et soyez prêts pour un rassemblement majeur. Ce sera peut-être à Bangkok, peut-être ailleurs, nous l'annoncerons plus tard", a lancé Jatuporn Prompan, président du Front uni pour la démocratie et contre la dictature, la désignation officielle du mouvement des "chemises rouges".

Prenant la parole devant une foule estimée à 10.000 personnes réunies à Pattaya, au sud-est de Bangkok, un autre dirigeant du mouvement, Nisit Sintuprai, a adressé un avertissement à Suthep Thaugsuban, l'opposant qui conduit la contestation contre Yingluck depuis novembre.

"L'une des grandes raisons pour lesquelles nous nous remettons en route, c'est pour dire à Suthep que la majorité dans notre pays veut la démocratie, veut un gouvernement issu des urnes. Nous ne pourrons pas accepter un Premier ministre désigné par votre camp", a-t-il dit.

Suthep et son Comité de réforme démocratique du peuple (PDRC) ont perturbé le déroulement du scrutin du 2 février, empêchant sa tenue dans 20% des circonscriptions, ce qui a provoqué son annulation par la Cour constitutionnelle.

Ils réclament des modifications de la loi électorale qu'ils disent taillée sur mesure pour favoriser le Puea Thaï, le parti de Yingluck Shinawatra, et le "camp" Thaksin, ancien Premier ministre et frère de l'actuelle chef du gouvernement, qui ont remporté tous les scrutins depuis 2001.

La contestation en cours n'est que le dernier avatar d'une crise politique qui agite la Thaïlande depuis huit ans.

Elle oppose d'un côté les représentants des classes moyennes et des élites et de l'autre les partisans de Yingluck et Thaksin Shinawatra, qui a été renversé par l'armée en 2006 et vit en exil après avoir été condamné pour corruption.

Vingt-trois personnes ont été tuées et plusieurs centaines d'autres ont été blessées depuis novembre.

Les "chemises rouges", partisans de la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, ont annoncé samedi soir qu'ils allaient intensifier leur mouvement pour la défendre.
Le gouvernement, contesté depuis novembre, a subi un revers vendredi avec l'annulation par la Cour constitutionnelle des élections législatives anticipées du 2 février.
Le président de la commission électorale a annoncé par la suite qu'il faudrait des mois avant de pouvoir organiser un nouveau scrutin, et dans cet intervalle, Yingluck Shinawatra se retrouve à la tête d'un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes avec des pouvoirs limités.
Mais ses partisans, qui se tenaient jusque-là à l'écart, ont annoncé qu'ils allaient se mettre en ordre de marche.
"Le 5 avril, frères et soeurs, préparez vos affaires et soyez prêts pour...