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Dernières Infos - Liban

"Est-ce que la déclaration ministérielle préserve le rôle de l'État?", s'interroge un député Kataëb

Le député Samer Saadé a déclaré lundi à la Voix du Liban (100.3), au nom du parti phalangiste, vouloir une clarification des termes figurant dans la déclaration ministérielle.

"Est-ce que la déclaration préserve le rôle de l'État ?", s'est interrogé le député  Kataëb. "Nous demandons que les termes +avec la préservation du rôle de l'Etat+ soient ajoutés à la fin de la déclaration ministérielle", a déclaré M. Saadé.

Dans une interview publiée lundi dans al-Liwaa, le ministre Ramzi Joreige a de son côté souligné que le parti Kataëb n'a pas demandé une correction de la déclaration ministérielle, mais souhaite avoir des clarifications. "Le parti confirme l'importance d'une résistance à l'occupation dans les limites de l'Etat et de son autorité, d'où la demande de clarification", a souligné le ministre de l'Information, qui a ajouté espérer ne pas devoir démissionner.

Le Conseil des ministres a approuvé, samedi, la version finale de la déclaration ministérielle. Une version agréée par 20 des 24 ministres qui forment le gouvernement, à l'exception d'Achraf Rifi, ministre de la Justice, et des trois ministres membres ou proches du parti Kataëb : Sejaan Azzi, Ramzi Joreige et Alain Hakim, qui ont émis des réserves dans la formule choisie en ce qui concerne le mot résistance.


Le bureau politique du parti Kataëb, réuni en séance extraordinaire, a entériné les réserves de ses trois ministres et a annoncé qu'il accordait au gouvernement un délai jusqu'à mercredi matin, date de la convocation de la Chambre, pour amender le passage en question afin de l'harmoniser avec les positions souverainistes du parti. Faute de quoi, laisse entendre le parti, les trois ministres en question démissionneront.

 

Dans le texte, le mot résistance, qui faisait obstacle, figure dans la forme suivante : "La responsabilité de l'État dans la préservation de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale du Liban étant considérée comme un fait acquis, le gouvernement réaffirme le devoir de l'État et son effort pour libérer les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie libanaise du village de Ghajar par tous les moyens légitimes, tout en soulignant le droit des citoyens libanais de résister à l'occupation israélienne et à repousser ses agressions pour récupérer les terres occupées."

De source informée, on souligne que les réserves portent non pas sur le mot résistance, mais sur le mot "droit", alors que pour le gouvernement, il est question d'un "devoir". Pour le parti Kataëb, le Hezbollah, désigné comme un groupement de "citoyens libanais", ne saurait jouir d'un "droit" indépendant de l'État libanais comme s'il s'agissait d'un droit naturel qui prime sur les institutions.

 

Le député Samer Saadé a déclaré lundi à la Voix du Liban (100.3), au nom du parti phalangiste, vouloir une clarification des termes figurant dans la déclaration ministérielle.
"Est-ce que la déclaration préserve le rôle de l'État ?", s'est interrogé le député  Kataëb. "Nous demandons que les termes +avec la préservation du rôle de l'Etat+ soient ajoutés à la fin de la déclaration ministérielle", a déclaré M. Saadé.
Dans une interview publiée lundi dans al-Liwaa, le ministre Ramzi Joreige a de son côté souligné que le parti Kataëb n'a pas demandé une correction de la déclaration ministérielle, mais souhaite avoir des clarifications. "Le parti confirme l'importance d'une résistance à l'occupation dans les limites de l'Etat et de son autorité, d'où la demande de clarification", a souligné le...