Le chef de l’État libanais Michel Sleiman a lancé mercredi un appel au courage pour l'adoption d'une déclaration ministérielle.
La déclaration ministérielle "doit être rédigée rapidement", a-t-il estimé. "Nous devons agir de manière courageuse et adopter une déclaration ministérielle pour permettre au gouvernement de réaliser les tâches qui lui incombent", a-t-il déclaré, lors d'une visite à la FINUL à Naqoura (Liban-Sud) en compagnie de son homologue finlandais Sauli Niinistö.
Hier, s'est tenue la dixième réunion de la commission ad hoc chargée de rédiger la déclaration ministérielle. Ses membres ayant échoué à s'entendre sur un texte, la tâche a été renvoyée au Conseil des ministres. Les discussions ont buté sur le même obstacle qui se dresse depuis des semaines au sujet du cadre dans lequel il faudrait faire figurer l'expression "droit à la résistance". Le 14 Mars insiste pour que cette résistance soit encadrée par l’État, une formule rejetée par le 8 Mars.
A Naqoura, le président Sleiman a également évoqué la présidentielle, prévue en mai prochain, soulignant qu'il serait "inadmissible de boycotter les séances parlementaires consacrées à cette élection".
Le président Sleiman a par ailleurs souhaité que la résistance soit un soutien pour l'armée. "Tous les Libanais soutiennent l'armée. Nous avons discuté de cette vision à la table du dialogue national, et dans mon discours d'investiture, afin que nous profitions de l'expérience de la résistance et évitions que ses armes ne soient utilisées à l'intérieur du Liban".
"Nous œuvrons à renforcer l'armée et à la doter de nouvelles armes sophistiquées", a encore souligné M. Sleiman, exprimant l'espoir que le soutien à la troupe soit renforcé par une stratégie de défense.
Le Liban vient de bénéficier d'un don saoudien de 3 milliards de dollars pour acheter du matériel militaire français. M. Sleiman a parallèlement souligné l'importance de l'aide américaine, par le passé, à l'armée libanaise, une aide qui, selon lui, avait permis à la troupe de se relever.
Évoquant enfin la crise syrienne, le chef de l’État a mis en garde contre ses répercussions au Liban, notamment en raison de l'afflux de réfugiés syriens qui met en danger la composition de la société libanaise.
La déclaration ministérielle "doit être rédigée rapidement", a-t-il estimé. "Nous devons agir de manière courageuse et adopter une déclaration ministérielle pour permettre au gouvernement de réaliser les tâches qui lui incombent", a-t-il déclaré, lors d'une visite à la FINUL à Naqoura (Liban-Sud) en compagnie de son homologue finlandais Sauli Niinistö.
Hier, s'est tenue la dixième réunion de la commission ad hoc chargée de rédiger la déclaration ministérielle. Ses membres ayant échoué à s'entendre sur un texte, la tâche a été renvoyée au Conseil des ministres. Les discussions ont buté sur le même obstacle qui se dresse depuis des semaines au sujet du cadre dans lequel il...

