Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Centrafrique

Les Nations unies craignent un génocide

Tous les éléments sont réunis pour un génocide en Centrafrique, a averti hier l'ONU, appelant à une stabilisation politique à Bangui marquée par de nouvelles violences.
« Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie ; les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute », a déclaré le chef des opérations humanitaires de l'ONU, John Ging, lors d'une conférence de presse à Genève, au retour d'une mission en Centrafrique. « Des atrocités sont commises de façon continue », a-t-il rappelé, soulignant que « les communautés ont peur. Les gens ont peur des autres communautés ». « Ce n'est pas un conflit interreligieux pour l'instant, mais cela pourrait le devenir. Nous devons créer les conditions pour que la peur disparaisse », a alerté M. Ging. « Les conséquences vont être dramatiques si nous n'agissons pas immédiatement », a-t-il ajouté, constatant « l'effondrement » complet du pays. D'autant qu'à ce niveau, il y a urgence : des centaines de milliers de déplacés sont entassés dans des camps de fortune, surtout à Bangui. Sur les 4,6 millions de Centrafricains, environ un million ont été chassés de chez eux par les violences et la moitié de la population est directement touchée par la crise.

Très « volatile »
Les forces françaises et africaines sont confrontées à une situation « presque impossible » à maîtriser, a déclaré de son côté le représentant français aux Nations unies, Gérard Araud. Huit personnes ont été tuées mercredi à Bangui, selon des témoins, un bilan qui n'a pas été confirmé par l'armée française. Les tensions persistaient hier. Des habitants en colère ont tenté de mettre le feu à un convoi de musulmans tchadiens fuyant le pays, avant d'être dispersés par les forces africaines qui ont procédé à des tirs de sommation. « La situation dans la capitale et en Centrafrique est éminemment complexe, elle est très volatile », a affirmé le général Francisco Soriano, commandant de l'opération Sangaris. Mais « sur le plan sécuritaire, les progrès sont là. La situation s'améliore, elle s'améliore lentement mais elle s'améliore », a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, les parlementaires sont parvenus à un accord sur les critères d'éligibilité du président de transition. Le nouveau chef d'État sera élu lundi par le Parlement provisoire, a ainsi annoncé hier soir le président de la commission « Lois » du Conseil national de transition (CNT), Blaise Fleury Otto. Les parlementaires ont retenu 17 critères d'éligibilité et fixé le dépôt des candidatures entre aujourd'hui et demain. Pour les partenaires occidentaux et africains de Bangui, qui interviennent militairement dans le pays et financent un État quasiment failli, l'élu doit être « un président technique » s'appuyant sur « des responsables compétents à la tête des ministères régaliens », selon un diplomate occidental.

(Sources : agences)

Tous les éléments sont réunis pour un génocide en Centrafrique, a averti hier l'ONU, appelant à une stabilisation politique à Bangui marquée par de nouvelles violences.« Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie ; les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute », a déclaré le chef des opérations humanitaires de l'ONU, John Ging, lors d'une conférence de presse à Genève, au retour d'une mission en Centrafrique. « Des atrocités sont commises de façon continue », a-t-il rappelé, soulignant que « les communautés ont peur. Les gens ont peur des autres communautés ». « Ce n'est pas un conflit interreligieux pour l'instant, mais cela pourrait le devenir. Nous devons créer les conditions pour que la peur disparaisse », a alerté M. Ging....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut