La Syrie aurat-elle enfin son printemps?
L'artiste syrien, actuellement établi à Dubaï, a vécu les sept premiers mois de la révolution dans son pays natal. Contraint de tout quitter afin d'éviter d'être enrôlé dans l'armée, c'est d'une manière artistique qu'il reproduira ses questionnements et ses tourments dans une exposition intitulée « Moi le Syrien ».
Après la perte de son atelier, l'artiste se concentre sur les médias numériques tout en faisant des clins d'œil à l'art urbain. Azzam doit sa renommée à une œuvre intitulée Freedom Graffiti (2012), qui reprend Le Baiser de Gustav Klimt en superposant cette évocation puissante de l'amour sur des murs criblés d'un bâtiment à Damas. Cette œuvre fait partie d'une série dans laquelle Azzam s'approprie des images empruntées aux chefs-d'œuvre de l'histoire de l'art occidental qu'il insère dans des photographies de scènes de dévastation prises en Syrie. La série « Bon Voyage » est un ensemble de collages numériques qui mettent l'accent sur la fragilité des structures politiques tandis que dans « Syrian Olympics », les anneaux entrelacés des Jeux olympiques font allusion à l'inaction de la communauté internationale. L'artiste adopte le pochoir, un style iconographique courant dans l'art urbain.

