L'armée yéménite a commencé à se déployer samedi dans la province de Saada, dans le nord du pays, après un accord de cessez-le-feu entre sunnites salafistes et rebelles chiites zaïdites, a indiqué à l'AFP un responsable des services de sécurité.
L'accord, négocié par une commission présidentielle, est intervenu tard dans la soirée de vendredi, instaurant une trêve après quatre mois de combats entre rebelles chiites (appelés aussi houthis en référence à leur défunt chef Abdel Malek al-Houthi, ndlr) et salafistes autour de Dammaj, une enclave sunnite au coeur de ce fief zaïdite.
Les affrontements, déclenchés fin octobre à la suite d'une attaque contre une mosquée de Dammaj, ont embrasé d'autres régions lorsque des tribus sunnites se sont jointes aux salafistes contre les rebelles chiites, accusés de bénéficier du soutien de l'Iran.
"Les forces armées ont commencé à se déployer dans des zones autour de Dammaj, a expliqué à l'AFP le responsable de la sécurité basé dans la région, précisant que certains hommes armés n'avaient pas encore quitter leur position.
Le cessez-le-feu prévoit que les deux parties se retirent des zones entourant Dammaj pour laisser la place à des soldats chargés de s'assurer que la trêve est respectée, selon Yahya Abou Isba qui dirige la commission présidentielle.
"Cet accord met fin au conflit entre les houthis et les salafistes à Dammaj (...) et évite une guerre sectaire qui menaçait le Yémen", a-t-il assuré à la télévision d'Etat.
Les rebelles zaïdites s'étaient soulevés en 2004 contre le pouvoir de l'ex-président Ali Abdallah Saleh pour dénoncer une marginalisation politique, sociale et religieuse.
Ils accusent les salafistes d'avoir transformé le centre de Dammaj en caserne abritant des milliers d'étrangers armés, allusion à une école coranique de la ville, Dar al-Hadith, qui forme des prédicateurs sunnites.
Un avion est attendu samedi pour évacuer "les étudiants étrangers" et le chef des salafistes à Dammaj, Yahya al-Houjouri, selon le responsable de la sécurité.
L'accord, négocié par une commission présidentielle, est intervenu tard dans la soirée de vendredi, instaurant une trêve après quatre mois de combats entre rebelles chiites (appelés aussi houthis en référence à leur défunt chef Abdel Malek al-Houthi, ndlr) et salafistes autour de Dammaj, une enclave sunnite au coeur de ce fief zaïdite.
Les affrontements, déclenchés fin octobre à la suite d'une attaque contre une mosquée de Dammaj, ont embrasé d'autres régions lorsque des tribus sunnites se sont jointes aux salafistes contre les rebelles chiites, accusés de...

