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Combats près de Damas, six morts par un tir de missile dans le Nord

Des combats faisaient rage entre rebelles et troupes du régime sur deux fronts près de Damas jeudi, alors qu'un missile a visé la ville de Raqa dans le nord tuant six personnes et blessant 30, a indiqué une ONG.

Les affrontements se déroulaient autour de la région clé de Qalamoun liant Damas à Homs (centre), et à l'est de la capitale où les insurgés tentent de briser un siège imposé par l'armée depuis un an, a dit l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) alors qu'un nouvel appel à cessez-le-feu lancé par Ankara et Téhéran semble être tombé dans l'oreille d'un sourd.

Les combats les plus violents étaient signalés aux environs de la cité de Deir Attiya, dans la région de Qalamoun, que les rebelles ont pris à l'armée la semaine dernière, selon cette ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays en guerre.

"L'armée avance autour de Deir Attiya", a dit le chef de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, ajoutant que les soldats aidés de miliciens pro-régime tentaient de reprendre le contrôle de la ville en vue de sécuriser la route Damas-Homs.

Dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas, les affrontements avaient lieu dans le secteur de Marj al-Sultan après une offensive lancée par les rebelles pour en desserrer l'étau.

"Neuf rebelles ont été tués autour de Marj, de même que trois membres du Hezbollah", le puissant mouvement chiite libanais qui prête main forte au régime de Bachar al-Assad dans sa lutte contre la rébellion.

Plus au nord, au moins six personnes ont été tuées et 30 blessées dont deux femmes dans la chute d'un missile sol-sol sur Raqa, lancé dans la nuit de la province de Damas, a poursuivi l'OSDH.

Raqa est l'unique capitale provinciale tombée aux mains des insurgés depuis le début en mars 2011 du conflit qui a fait plus de 120.000 morts et forcé plusieurs millions de Syriens à fuir leurs foyers.

Actuellement Raqa est contrôlée principalement par les jihadistes de L'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL), mais des militants accusent régulièrement l'armée d'y viser les seuls secteurs civils plutôt que ceux où sont positionnés les jihadistes.

Toujours dans le nord, dans la cité d'Atareb (province d'Alep), l'EIIL a exécuté l'ex-commandant du groupe rebelle Ghouraba al-Cham, Hassan Jazra, et six autres membres de cette faction après les avoir accusés de vol et de pillage, selon l'ONG qui fait souvent état de telles exactions.

Dans les régions où il est bien implanté, l'EIIL cherche à s'imposer comme le seul aux commandes, en éliminant en premier les petits groupes rivaux sous l'accusation de corruption, puis en combattant les mouvements plus importants.

Même si rebelles et jihadistes disent combattre le régime, des combats opposent également groupes jihadistes aux insurgés et aux Kurdes dans le pays.

Aucun des belligérants (rebelles ou régime) n'a enregistré jusqu'à présent une victoire déterminante sur le terrain qui changerait le cours de la guerre déclenchée par la répression d'un mouvement de contestation anti-régime.

Des combats faisaient rage entre rebelles et troupes du régime sur deux fronts près de Damas jeudi, alors qu'un missile a visé la ville de Raqa dans le nord tuant six personnes et blessant 30, a indiqué une ONG.Les affrontements se déroulaient autour de la région clé de Qalamoun liant Damas à Homs (centre), et à l'est de la capitale où les insurgés tentent de briser un siège imposé par l'armée depuis un an, a dit l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) alors qu'un nouvel appel à cessez-le-feu lancé par Ankara et Téhéran semble être tombé dans l'oreille d'un sourd.Les combats les plus violents étaient signalés aux environs de la cité de Deir Attiya, dans la région de Qalamoun, que les rebelles ont pris à l'armée la semaine dernière, selon cette ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de...