Un groupe lié au réseau el-Qaëda a revendiqué mardi l'assassinat au Caire d'un officier de la police antiterroriste égyptienne impliqué dans la répression contre les islamistes après la destitution par l'armée du président Mohamed Morsi.
Ansar Beit al-Maqdess a affirmé dans un communiqué que ses membres avaient tué par balles dimanche le lieutenant-colonel Mohamed Mabrouk, menaçant de tuer d'autres officiers qu'il accuse d'emprisonner des manifestantes.
Mabrouk était l'un des "principaux tyrans de la sécurité de l'Etat, et l'attaque était une riposte à cet appareil responsable de l'arrestation de femmes libres", a expliqué le groupe dans un communiqué publié sur un forum islamiste.
Ce groupe basé dans la péninsule instable du Sinaï avait revendiqué une attaque contre le convoi du ministre de l'Intérieur, qui en était sorti indemne.
Quinze femmes et sept mineures, partisanes du président islamiste Mohamed Morsi, doivent être jugées à partir de mercredi en Egypte après des heurts avec des opposants au chef de l'Etat destitué.
Le lieutenant-colonel Mohamed Mabrouk a été abattu dans sa voiture de sept balles par un commando d'inconnus qui l'ont bloqué devant un centre commercial. Il était en charge des enquêtes visant les partisans du président islamiste destitué.
Les pro-Morsi, en particulier les Frères musulmans, sont la cible d'une répression implacable et sanglante menée par le nouveau pouvoir installé par les militaires après la destitution et l'arrestation le 3 juillet du premier président élu démocratiquement en Egypte.
Depuis, des groupes jihadistes, certains liés à el-Qaëda, multiplient attentats et attaques audacieuses visant l'armée et la police.
La victime devait témoigner cette semaine devant des magistrats chargés de rédiger un acte d'accusation pour espionnage visant M. Morsi, soupçonné par les nouvelles autorités de collusion avec des groupes étrangers comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah chiite libanais.
Ansar Beit al-Maqdess a affirmé dans un communiqué que ses membres avaient tué par balles dimanche le lieutenant-colonel Mohamed Mabrouk, menaçant de tuer d'autres officiers qu'il accuse d'emprisonner des manifestantes.
Mabrouk était l'un des "principaux tyrans de la sécurité de l'Etat, et l'attaque était une riposte à cet appareil responsable de l'arrestation de femmes libres", a expliqué le groupe dans un communiqué publié sur un forum islamiste.
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