Des dizaines d'Egyptiens opposants et partisans de l'armée se faisaient face place Tahrir au Caire mardi, jour anniversaire de manifestations contre les militaires au pouvoir réprimées dans le sang il y a deux ans, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Dans la nuit, des manifestants y ont endommagé un "Mémorial aux martyrs" tués depuis la révolte de 2011 contre le régime de Hosni Moubarak. Ce monument avait été inauguré quelques heures auparavant en grande pompe par le gouvernement installé début juillet par l'armée qui venait de destituer et arrêter le président islamiste Mohamed Morsi.
Les partisans du premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, cibles d'une répression sanglante depuis sa destitution, n'ont pas appelé, eux, à manifester mardi comme ils le font pourtant quotidiennement depuis le coup de force des militaires.
Le 19 novembre 2011 et la semaine qui a suivi, une quarantaine de manifestants qui s'opposaient au pouvoir intérimaire de l'armée après la chute de Moubarak, ont été tués par les forces de l'ordre dans la rue Mohamed Mahmoud, aux abords de Tahrir. Plus de 3.000 personnes avaient été blessées.
Mardi, des dizaines de personnes ont répondu sur Tahrir à l'appel de mouvements de la jeunesse hostiles aussi bien aux islamistes qu'à l'armée, et qui considèrent que le Mémorial érigé lundi par un gouvernement dirigé de facto par les militaires est une "insulte" à la mémoire des "martyrs". Dès lundi soir, ils avaient recouvert de peinture rouge et de graffitis le mémorial qu'ils avaient ensuite endommagé.
Mais tôt mardi matin, des manifestants scandant des slogans à la gloire de l'armée ont pris position autour du monument, laissant redouter un affrontement entre les deux groupes.
Et, largement acquis à la cause de l'armée, Tamarrod, le mouvement à l'origine de la mobilisation contre M. Morsi qu'il accusait d'avoir détourné la "révolution" de 2011, a appelé ses partisans à ne pas descendre dans les rues, affirmant redouter des violences.
La présence policière autour de Tahrir, épicentre de la révolte lancée début 2011 dans le tumulte du Printemps arabe, était peu visible, selon des journalistes de l'AFP.
L'agence officielle Mena rapportait de son côté que les forces de sécurité avaient été déployées autour des bâtiments gouvernementaux, et notamment du ministère de l'Intérieur, auquel mène la rue Mohamed Mahmoud.
Le ministère de l'Intérieur a prévenu qu'il répondrait fermement à toute violence mardi, alors que plusieurs courants appellent à des rassemblements à l'occasion du deuxième anniversaire des événements de 2011.
Dans la nuit, des manifestants y ont endommagé un "Mémorial aux martyrs" tués depuis la révolte de 2011 contre le régime de Hosni Moubarak. Ce monument avait été inauguré quelques heures auparavant en grande pompe par le gouvernement installé début juillet par l'armée qui venait de destituer et arrêter le président islamiste Mohamed Morsi.
Les partisans du premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, cibles d'une répression sanglante...

