M. Kerry se rendra en Suisse "dans un effort pour aider à réduire les différences dans les négociations", et à l'invitation de la diplomate en chef de l'Union européenne, Catherine Ashton, qui préside les discussions, a confirmé ce responsable, sous couvert d'anonymat.
Le secrétaire d'Etat américain effectue actuellement une tournée au Moyen Orient qui l'a déjà conduit mercredi à Jérusalem et jeudi à Amman en Jordanie.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et Mme Ashton, qui préside ces discussions sur mandat de l'ONU, ont entamé jeudi à Genève des négociations qualifiées de "extrêmement complexes" visant l'avenir du controversé programme nucléaire iranien. Téhéran a proposé des garanties sur ce programme en échange d'un assouplissement de certaines sanctions économiques, jugeant un accord "possible" dans la semaine.
L'Iran est soupçonnée de développer ce programme nucléaire pour se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran a toujours nié.
M. Kerry se rendra d'abord à Tel Aviv, avant de gagner Genève, pour un nouvel entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Ce dernier n'a pas caché son hostilité aux propositions discutées à Genève et le déplacement de M. Kerry en Suisse ne devrait pas manquer d'inquiéter les autorités israéliennes.
M. Netanyahu a estimé jeudi que l'adoption d'une proposition nucléaire iranienne, serait une "erreur d'ampleur historique".
L'UE parle au nom des six puissances impliquées dans les discussions, les cinq membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne).


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