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Le pape recevra le président russe Poutine le 25 novembre

Le pape François recevra pour la première fois le 25 novembre le président russe Vladimir Poutine, dans le cadre de sa visite en Italie, a annoncé jeudi à l'AFP le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.
La rencontre, annoncée par le Vatican pour 17h00 (16h00 GMT), s'inscrit dans le contexte d'un délicat dialogue, marqué par des hauts et des bas, entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe russe.


A Moscou, le porte-parole du président Poutine, Dmitri Peskov, cité par l'agence russe Interfax, a semblé relativiser l'annonce, en indiquant simplement qu'"une telle rencontre est à l'étude dans le cadre de la préparation de la visite du président russe en Italie, prévue les 25-26 novembre".


La dernière visite d'un président russe remonte à Dmitri Medvedev en 2011, lorsqu'il il était venu voir Benoît XVI. Vladimir Poutine - réélu à la présidence russe en mars 2012 - avait rencontré Jean Paul II en 2000 et 2003, et Benoît XVI, en mars 2007.


Lors d'une précédente visite de M. Medvedev au Vatican, en décembre 2009, les deux Etats avaient décidé d'établir de pleines relations diplomatiques. Depuis 1990, ils n'échangeaient que des représentants, qui n'avaient pas rang d'ambassadeurs.


Un long processus de rapprochement s'est déroulé après la chute du communisme, largement initié par le président Mikhaïl Gorbatchev et le pape polonais Jean Paul II. L'orthodoxie a connu une renaissance spectaculaire en Russie après des décennies de persécutions religieuses et de propagande athéiste.


Les relations diplomatiques ont semblé se dégeler depuis l'intronisation en février 2009 du patriarche Kirill, qui fut longtemps à la tête de la diplomatie de l'Eglise orthodoxe russe. Mais aucun sommet n'a pu être organisé jusqu'à présent entre les chefs des deux Eglises, en dépit des désirs exprimés du côté du Vatican.
Les liens sont forts entre l'Eglise orthodoxe et le pouvoir politique russe, qui s'appuie sur elle pour légitimer sa politique musclée, par exemple vis-à-vis des "Pussy Riots".
Une différence de fond entre l'Eglise catholique et beaucoup d'Eglises orthodoxes autocéphales est le rapport étroit que ces Eglises entretiennent avec leur nation.


En septembre, le pape François avait adressé une lettre au président Poutine, en tant que président du G20, pour demander une solution politique internationale sans intervention étrangère pour la Syrie. 


Une pierre d'achoppement entre Rome et Moscou reste la question des grecs catholiques en Ukraine, pays que les Russes considèrent comme le berceau de l'orthodoxie. Les "uniates" ukrainiens, fidèles à Rome, ont suscité longtemps une haine séculaire des orthodoxes.
De façon générale, les orthodoxes se montrent très susceptibles à l'égard de tout ce qu'ils ressentent comme du prosélytisme de certaines communautés catholiques, particulièrement en Russie.


Le métropolite Hilarion du Patriarcat de Moscou, responsable des relations extérieures, avait rencontré à trois reprises Benoît XVI. En 2011, pendant un voyage dans son pays natal, le pape allemand avait tenu des propos très positifs sur les relations entre Rome et les Eglises orthodoxes, jugeant l'orthodoxie "théologiquement très proche" de la religion catholique.

Le pape François recevra pour la première fois le 25 novembre le président russe Vladimir Poutine, dans le cadre de sa visite en Italie, a annoncé jeudi à l'AFP le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi. La rencontre, annoncée par le Vatican pour 17h00 (16h00 GMT), s'inscrit dans le contexte d'un délicat dialogue, marqué par des hauts et des bas, entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe russe.
A Moscou, le porte-parole du président Poutine, Dmitri Peskov, cité par l'agence russe Interfax, a semblé relativiser l'annonce, en indiquant simplement qu'"une telle rencontre est à l'étude dans le cadre de la préparation de la visite du président russe en Italie, prévue les 25-26 novembre".
La dernière visite d'un président russe remonte à Dmitri Medvedev en 2011, lorsqu'il il était venu voir Benoît...