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Mode - Croisière

Dentelle dynamique chez Dior

Collection clé, la « cruise » est l’une des plus délicates à concevoir pour une maison de couture, sachant que c’est celle qui reste le plus longtemps en boutique et traverse toutes les saisons. Pour la croisière Dior 2014, Raf Simons a créé une ligne follement contemporaine dans laquelle il explore l’idée même du style croisière entre bien-être, énergie et vacances.

Sacs de la collection Dior croisière 2014.

Au sens littéral comme par la bande de la métaphore, le successeur de John Galliano a interprété ces trois thèmes dans un esprit sportif où se mêlent légèreté et insouciance. À l’arrivée, habits et accessoires offrent un regard révolutionnaire sur les motifs historiques et les archives de la maison. L’esprit Dior est bien là, on le sent, on le sait, mais comme chahuté par un caprice heureux de la génétique, 56 ans après le départ de Christian Dior qui, étonnamment quand on y pense, a réalisé toute une révolution dans l’univers de la mode en seulement dix ans.
«Les deux idées majeures sur lesquelles je me suis concentré sont la dentelle et la notion d’énergie, explique Raf Simons. C’était pour moi un véritable défi car je n’avais encore jamais travaillé la dentelle. J’ai voulu changer l’imaginaire même de ce tissu, qu’il ne soit ni romantique, ni historique, ni vieux-jeu, mais léger, joyeux et moderne: plein d’énergie.» La dentelle est ainsi le fil conducteur de la collection. Déclinée de mille façons, elle est imprimée, brodée, contrecollée ou laquée. Le savoir-faire infini des ateliers Dior pousse le matériau dans ses retranchements extrêmes, lui conférant une expression et un aspect nouveaux, souligne la maison.
D’autres éléments traditionnels du vestiaire Dior sont traités avec la même énergie et la même décontraction. Les lignes de l’incontournable veste Bar sont à nouveau réinterprétées, plus arrondies et plus souples. Repensées et redéfinies, les robes Corolle aux jupes longues et amples sont autant d’évocations de l’histoire Dior, celle des premiers défilés où les incroyables métrages de tissu utilisés semblaient être un affront révolutionnaire aux restrictions de l’après-guerre. Coupées dans de nouveaux matériaux, elles sont ici zippées, comme des blousons d’aviateur, et s’entrouvrent sur des maillots de tricot qui tiennent à la fois du vêtement de plongée et du traditionnel «costume de bain», tel un raccourci à travers l’histoire, ajoute le communiqué.

Accessoires
Le vêtement de plage, superposé à la dentelle, est d’ailleurs l’élément par excellence qui confère à la collection son côté sport, fonctionnel luxueux et confortable. Une notion d’élégance nonchalante se précise avec le mélange de tenues habillées et décontractées, jusqu’aux souliers qui combinent avec naturel les techniques les plus pointues de la chaussure de sport et la signature historique de la maison Dior : le talon virgule des escarpins de l’époque de Roger Vivier. Épurés au maximum, manchettes et colliers recouverts de gomme laquée ponctuent la collection et mettent plus en avant encore ce mélange du sport et de l’élégance classique.
Le front de mer de Monte-Carlo qui a servi de cadre à la présentation de cette collection mettait en valeur couleurs et mouvements sur la simple ligne bleue de l’horizon, comme une affirmation de l’esprit croisière. Le dépouillement du décor, en plus de refléter le minimalisme cher à Raf Simons, soulignait sa profonde réflexion sur l’ADN de la maison et son évolution.
Au sens littéral comme par la bande de la métaphore, le successeur de John Galliano a interprété ces trois thèmes dans un esprit sportif où se mêlent légèreté et insouciance. À l’arrivée, habits et accessoires offrent un regard révolutionnaire sur les motifs historiques et les archives de la maison. L’esprit Dior est bien là, on le sent, on le sait, mais comme chahuté par un caprice heureux de la génétique, 56 ans après le départ de Christian Dior qui, étonnamment quand on y pense, a réalisé toute une révolution dans l’univers de la mode en seulement dix ans. «Les deux idées majeures sur lesquelles je me suis concentré sont la dentelle et la notion d’énergie, explique Raf Simons. C’était pour moi un véritable défi car je n’avais encore jamais travaillé la dentelle. J’ai voulu changer...
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