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France : nouveau procès du voile de la discorde dans une crèche

Le nouveau procès d'une affaire de port de voile dans une crèche s'est ouvert jeudi devant la cour d'appel de Paris qui rejuge le licenciement d'une ex-salariée, après son annulation par la Cour de cassation.

 

Dans un arrêt qui a fait l'objet de vives critiques, la Cour de cassation avait estimé le 19 mars que "s'agissant d'une crèche privée", le licenciement de l'ex-directrice adjointe de la crèche Baby-Loup, Fatima Afif, constituait "une discrimination en raison des convictions religieuses".

 

En France, le personnel d'encadrement doit observer une stricte neutralité dans les établissements de l'éducation publique.

 

Depuis 2004, une loi interdit par ailleurs le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements d'enseignement secondaire. Le niqab, ou voile intégral, est interdit dans l'espace public depuis 2011, mais le foulard est autorisé.

 

L'affaire est rejugée sur le fond comme le permet la procédure. Après la tempête déclenchée par l'affaire du voile dans le débat sur la laïcité, la cour d'appel pourrait "résister" à la décision de la cour de cassation.

 

"Vous avez aujourd'hui un débat de société crucial à juger", a lancé Me Richard Malka, avocat de l'association Baby-Loup au début de sa plaidoirie. "Votre décision marquera une étape dans la construction ou la déconstruction de la laïcité dans ce pays".

 

"Le choix d'une société multiculturaliste ne correspond pas à notre modèle républicain", a-t-il encore défendu.

Mais pour l'avocat de Mme Afif, Me Michel Henry: "la laïcité ce n'est pas faire du terrorisme à l'égard des convictions politiques et religieuses des citoyens". Il a dénoncé "le processus de radicalisation" de la directrice de la crèche, Natalia Baleato, au nom de la neutralité religieuse.

"Fatima Afif n'a jamais voulu être un emblème ou un porte-parole d'une cause", a-t-il plaidé.

 

En 2008, Mme Afif, de retour d'un congé maternité suivi d'un congé parental, avait annoncé son intention de garder son foulard islamique au travail. Ce qu'avait refusé la directrice, invoquant la "neutralité philosophique, politique et confessionnelle" inscrite au règlement intérieur.

 

L'"arrêt Baby-Loup" avait suscité une volée de critiques parmi les défenseurs d'une stricte laïcité, de droite comme de gauche.

Le nouveau procès d'une affaire de port de voile dans une crèche s'est ouvert jeudi devant la cour d'appel de Paris qui rejuge le licenciement d'une ex-salariée, après son annulation par la Cour de cassation.
 
Dans un arrêt qui a fait l'objet de vives critiques, la Cour de cassation avait estimé le 19 mars que "s'agissant d'une crèche privée", le licenciement de l'ex-directrice adjointe de la crèche Baby-Loup, Fatima Afif, constituait "une discrimination en raison des convictions religieuses".
 
En France, le personnel d'encadrement doit observer une stricte neutralité dans les établissements de l'éducation publique.
 
Depuis 2004, une loi interdit par ailleurs le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements d'enseignement secondaire. Le niqab, ou voile intégral, est interdit dans l'espace public...