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Culture - Histoire

Les sœurs de Napoléon, ambassadrices du goût français, au musée Marmottan

Élisa, Pauline et Caroline, les trois sœurs de Napoléon 1er, princesses et reines en Italie par mariage, sont à l’honneur à l’occasion d’une exposition au musée Marmottan-Monet, à Paris, mettant en lumière leur rôle d’ambassadrices du goût français et des artistes italiens.

Musée Marmottan-Monet.

Grâce à des prêts provenant des plus grands musées d’Europe et des collections des descendants de la famille, près de 150 œuvres (tableaux, sculptures, bijoux et parures de cour, meubles et bibelots) témoignent de l’éclectisme des sœurs Bonaparte.
Mécènes de premier plan, Élisa (1777-1820), grande duchesse de Toscane, Pauline (1780-1825), épouse du prince romain Camille Borghèse, et Caroline (1782-1839), mariée au général Joachim Murat qui régna sur Naples, partagèrent également le goût du faste et des belles résidences.
«Les sœurs Bonaparte qui menaient grand train dans les palais italiens ont exporté tous les codes et l’étiquette de la cour des Tuileries. Elles ont encouragé les manufactures et artistes italiens, notamment à Naples et Florence», déclare à l’AFP Maria Teresa Caracciolo, commissaire de
l’exposition.
«Amies des arts et collectionneuses, Élisa, Pauline et Caroline ont facilité les transferts culturels entre la France et l’Italie. Elles ont joué assurément un rôle d’ambassadrices du goût français, bien loin de la politique et de la guerre», ajoute Mme Caracciolo.
La grande duchesse de Toscane et la reine de Naples, particulièrement, encouragèrent aussi le théâtre, la musique et les arts de la mode. «Elles ont mené en Italie une conquête pacifique par la culture, contribuant ainsi à créer l’unité entre les provinces de cette Europe française dont rêvait leur frère, l’empereur Napoléon 1er», estime Mme Caracciolo.
Dès la grande rotonde du musée Marmottan, les bustes en marbre de Carrare des sœurs et frères de Napoléon 1er, autour de Laetitia, mère de l’empereur, accueillent le visiteur.
D’œuvre en œuvre, les trois destins hors du commun des sœurs Bonaparte, surnommées les «reines des arts», sont présentés pour la première fois, de leur genèse dans le Paris consulaire à leurs règnes italiens.
Les châteaux de Versailles, Fontainebleau et Malmaison, les musées Fesch d’Ajaccio et Fabre de Montpellier, l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris, le Palazzo Pitti de Florence, les musées de Rome, Turin et Naples ont contribué à cette exposition inédite.
Grâce à des prêts provenant des plus grands musées d’Europe et des collections des descendants de la famille, près de 150 œuvres (tableaux, sculptures, bijoux et parures de cour, meubles et bibelots) témoignent de l’éclectisme des sœurs Bonaparte.Mécènes de premier plan, Élisa (1777-1820), grande duchesse de Toscane, Pauline (1780-1825), épouse du prince romain Camille Borghèse, et Caroline (1782-1839), mariée au général Joachim Murat qui régna sur Naples, partagèrent également le goût du faste et des belles résidences.«Les sœurs Bonaparte qui menaient grand train dans les palais italiens ont exporté tous les codes et l’étiquette de la cour des Tuileries. Elles ont encouragé les manufactures et artistes italiens, notamment à Naples et Florence», déclare à l’AFP Maria Teresa Caracciolo, commissaire...
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