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Culture - Exposition

Thaer Maarouf laisse parler les p’tits papiers

Le travail de Thaer Maarouf revêt le sol et les murs de Rmeil 392*. Une recherche artistique simple et épurée, chargée de couleurs et d’émotions.

Le travail de Thaer Maarouf à multiples facettes.       Photo Michel Sayegh

Il est intéressant de comparer le dernier travail de Thaer Maarouf à celui, installé, affiché, collé, étalé à l’espace 392 Rmeil et qui se poursuit jusqu’au 6 octobre. Lorsque le Veto de ce talent syrien, natif de Sheba, a voyagé à Singapore, l’artiste y exprimait toute sa colère. Sans prendre parti, mais en dénonçant les atrocités ainsi que l’injustice de l’homme, Thaer le révolté se mettait en portrait à l’intérieur de ses toiles traversées par des rayures.
Dans son récent travail baptisé Before Eden et dont le curateur est Georges Rabbath, les stries et les lignes sont encore présentes mais abstraites comme dénudées de toute autre fioriture. Ici, il est question de calme, de sérénité, mais aussi de turbulences pacifiques... Pacifistes.
Sur simples papiers, « de sandwich », dira Rabbath, Maarouf a répandu ses impressions, ses sensations inspirées de ce monde actuel. Les papiers sont assemblés en forme de fresques murales. On peut les observer en levant ou en baissant le regard car ils habillent aussi le sol, mais dans les deux cas on y pénètre, on s’y infiltre. Dans chaque ligne, point ou incursion. Différents l’un de l’autre, les papiers s’imbriquent, s’entrelacent et semblent offrir un récit pictural bleuté, grisâtre ou coloré. Before Eden est un univers minimal et silencieux. Comme quoi l’art n’a pas besoin d’être bavard ou exubérant. Il peut être chargé de perceptions personnelles ou collectives, même dans sa plus simple expression.

*392 Rmeil. Gemmayzé. Rue Gouraud. Ouvert de 11 heures à 19 heures.
Il est intéressant de comparer le dernier travail de Thaer Maarouf à celui, installé, affiché, collé, étalé à l’espace 392 Rmeil et qui se poursuit jusqu’au 6 octobre. Lorsque le Veto de ce talent syrien, natif de Sheba, a voyagé à Singapore, l’artiste y exprimait toute sa colère. Sans prendre parti, mais en dénonçant les atrocités ainsi que l’injustice de l’homme, Thaer le révolté se mettait en portrait à l’intérieur de ses toiles traversées par des rayures. Dans son récent travail baptisé Before Eden et dont le curateur est Georges Rabbath, les stries et les lignes sont encore présentes mais abstraites comme dénudées de toute autre fioriture. Ici, il est question de calme, de sérénité, mais aussi de turbulences pacifiques... Pacifistes. Sur simples papiers, « de sandwich », dira Rabbath,...
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