Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Afghanistan : l'opposant Abdullah Abdullah se lance dans la présidentielle

L'opposant Abdullah Abdullah, ancien ministre des affaires étrangères qui avait talonné Hamid Karzaï lors de la dernière élection en 2009, s'est lancé mardi dans la course à la présidentielle d'avril prochain en Afghanistan.

 

M. Abdullah s'est présenté à la mi-journée au bureau de la Commission électorale indépendante (IEC) à Kaboul, où il a déposé son dossier de candidature, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous ferons en sorte que cette élection soit juste pour les Afghans", a déclaré à son arrivée M. Abdullah, accompagné de plusieurs figures de l'opposition, dont l'ancien chef de guerre devenu gouverneur de la province stratégique de Balkh (nord) Atta Mohammad Noor.

 

Lors de la présidentielle de 2009, M. Abdullah était arrivé en deuxième position au premier tour, avec plus de 30% des voix. Il s'était retiré du second tour après avoir dénoncé, comme nombre d'observateurs sur place, des fraudes massives, entraînant la réélection de Hamid Karzaï.

Cet ancien ophtalmologue est né en 1960 d'une mère tadjike et d'un père pachtoune, ce qui pourrait constituer un avantage dans une élection où le vainqueur devra engranger des suffrages hors de sa communauté ou région d'origine.

M. Abdullah a été porte-parole du commandant Massoud, célèbre résistant à l'occupation soviétique et au régime taliban, assassiné le 9 septembre 2001. Il fut ensuite ministre des Affaires étrangères du premier gouvernement Karzaï.

 

La présidentielle aura lieu le 5 avril 2014 dans un contexte d'incertitudes alimenté par les violences persistantes dans le pays et du départ prévu fin 2014 des 87.000 soldats de l'Otan.

Elle désignera le successeur de M. Karzaï, seul homme à avoir dirigé le pays depuis la chute en 2001 des talibans, qui mènent depuis une violente insurrection contre les forces nationales afghanes et leurs alliés de l'Otan.

 

M. Karzaï, qui ne peut briguer un troisième mandat selon la Constitution, n'a à ce jour adoubé aucun candidat potentiel à sa succession.

 

Abdullah Abdullah est la troisième personnalité politique à avoir fait acte de candidature. Il a été précédé lundi par l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani, un universitaire et économiste internationalement respecté.

Ce dernier, né en 1949, était arrivé en quatrième position au premier tour en 2009, avec 2,94% des voix.

 

La semaine dernière, le chef du parti Wefaq Mili (Union nationale), Bismillah Sher, s'est également déclaré candidat, mais il ne semble pas doté d'appuis suffisants pour peser sur le scrutin.

 

Les candidats ont jusqu'au 6 octobre pour déposer leur dossier. Plusieurs noms sont régulièrement cités comme d'éventuels présidentiables, comme l'ancien chef de guerre Abdul Rasul Sayyaf ou encore Zalmai Rassoul, actuel ministre des Affaires étrangères.

 

Le scrutin sera observé avec attention par la communauté internationale, en particulier par les bailleurs de fonds de l'Afghanistan, qui craignent une réédition de l'élection de 2009, marquée par les fraudes et les violences commises par les rebelles.

 

Le chef des talibans, le mollah Omar, a estimé début août que la présidentielle était une "perte de temps", sans promettre toutefois une cascade d'attentats.

L'élection a toutefois déjà été endeuillée par l'assassinat par les rebelles du chef de la Commission électorale pour la province de Kunduz (nord), le 18 septembre dernier.

Les talibans ont également fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas plus le futur président qu'ils n'ont reconnu M. Karzaï, une "marionnette" de Washington selon eux.

L'opposant Abdullah Abdullah, ancien ministre des affaires étrangères qui avait talonné Hamid Karzaï lors de la dernière élection en 2009, s'est lancé mardi dans la course à la présidentielle d'avril prochain en Afghanistan.
 
M. Abdullah s'est présenté à la mi-journée au bureau de la Commission électorale indépendante (IEC) à Kaboul, où il a déposé son dossier de candidature, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous ferons en sorte que cette élection soit juste pour les Afghans", a déclaré à son arrivée M. Abdullah, accompagné de plusieurs figures de l'opposition, dont l'ancien chef de guerre devenu gouverneur de la province stratégique de Balkh (nord) Atta Mohammad Noor.
 
Lors de la présidentielle de 2009, M. Abdullah était arrivé en deuxième position au premier tour, avec plus de 30% des voix. Il...