différents».
Un titre en anglais, révélateur des influences qui traversent l’île de l’auteur, où l’on parle français, anglais, créole, indien... Autant de langues qu’Amal Sewtohul, diplomate à l’ambassade de Maurice à Madagascar, maîtrise. Marié à une Chinoise, il parle aussi couramment le mandarin.
Chose plus étonnante, l’écrivain avait confié à Jeune Afrique qu’il avait d’abord rédigé le manuscrit en anglais – «pour que ma femme puisse le lire» – avant de le traduire en français «pour que cela sonne plus juste, notamment dans les dialogues: à Maurice, les discussions se font en français ou en créole», ajoute ce féru de littérature indienne anglophone, dont le père achetait tous les livres du Britannique V.S. Naipaul (né à Trinité-et-Tobago) et qui avoue lui-même avoir eu la révélation de la lecture avec Les Enfants de minuit (1981), du romancier d’origine indienne Salman Rushdie.
Amal Sewtohul, quant à lui, est l’auteur de trois romans: Histoire d’Ashok et d’autres personnages de moindre importance (Gallimard, 2001), Les Voyages et aventures de Sanjay, explorateur mauricien des anciens mondes (Gallimard, 2009) et Made in Mauritius. Dans ce dernier ouvrage, il raconte l’histoire de Laval, fils d’immigrés chinois débarqués par conteneur à Port Louis dans les années 1950. Un conteneur qui est au centre du livre, puisque son destin et celui du héros resteront étroitement liés tout au long de la narration, en même temps qu’il traversera toute l’histoire de l’île. Il faudra encore pour l’auteur attendre jusqu’au 24 octobre pour la remise officielle du prix qui se fera à Port-au-Prince (Haïti).
Made in Mauritius a été distingué parmi dix romans représentant huit pays, dont le Liban/Québec avec Anima de Wajdi Mouawad.
Sur francophonie.org, des extraits des dix romans finalistes.

