"Le dernier appel du (chef de la diplomatie russe Sergueï) Lavrov est une manoeuvre politique qui s'inscrit dans le cadre des atermoiements inutiles et qui n'apportera que davantage de morts et de destructions pour le peuple syrien", selon un communiqué de la Coalition de l'opposition syrienne publié dans la nuit de lundi à mardi.
M. Lavrov a appelé lundi la Syrie à placer sous contrôle international son arsenal chimique pour ensuite le détruire, le président américain Barack Obama qualifiant cette initiative de "percée importante" et le secrétaire d'Etat John Kerry affirmant qu'elle pourrait empêcher des frappes sur le régime syrien.
Selon la Coalition, "la violation de la loi internationale nécessite une riposte internationale appropriée", un appel indirect à l'administration de Barack Obama à ne pas abandonner ses projets de frappes contre le régime syrien.
Les élus américains doivent se prononcer dans les jours à venir sur une résolution autorisant l'administration Obama à employer la force contre le régime syrien, en représailles à une attaque chimique présumée menée le 21 août près de Damas.
"Les auteurs des crimes de guerre ne peuvent être disculpés et les crimes contre l'Humanité ne peuvent être effacés en offrant des concessions politiques ou en remettant l'instrument avec lequel ces crimes ont été commis", a indiqué l'opposition en référence aux armes chimiques.
Le chef des rebelles syriens, Sélim Idriss, avait accusé lundi le régime de Bachar al-Assad et son allié russe de mentir, après que Damas a accueilli favorablement l'initiative de Moscou.
"Nous appelons à des frappes et nous avertissons la communauté internationale que le régime dit des mensonges, et que le menteur Poutine est son professeur", a déclaré le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre, Sélim Idriss, dans un entretien télévisé, en référence au président russe Vladimir Poutine.

