La haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a appelé une nouvelle fois lundi à des négociations pour mettre fin au conflit syrien, estimant qu'une "réponse militaire risque d'allumer une conflagration régionale".
Dans son discours à l'ouverture de la 24e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, Mme Pillay a estimé qu'il "y a peu de doutes sur l'usage d'armes chimiques en Syrie, même si toutes les circonstances et les responsabilités doivent être clarifiées". Il s'agit pour elle d'"un des crimes les plus graves qui puisse être commis".
"Cette situation effroyable appelle une action internationale, mais une réponse militaire ou la poursuite des fournitures d'armes risquent d'allumer une conflagration régionale", a dit Mme Pillay, dans une allusion à la possibilité de frappes américaines et françaises en Syrie.
"Il n'y a pas de sortie facile, pas de voie évidente pour sortir de ce cauchemar, à l'exception de négociations immédiates de pas concrets pour mettre fin au conflit. Les Etats, avec les Nations unies, doivent trouver le moyen d'amener les parties en conflit à la table de négociation et arrêter l'effusion de sang", a affirmé la haut commissaire.
Elle a relevé qu'il y a deux ans quand elle s'est adressée au Conseil des droits de l'Homme lors de la session d'automne, le conflit syrien avait fait 2.600 morts, alors qu'aujourd'hui le nombre de tués dépasse les 100.000.
Dans son discours à l'ouverture de la 24e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, Mme Pillay a estimé qu'il "y a peu de doutes sur l'usage d'armes chimiques en Syrie, même si toutes les circonstances et les responsabilités doivent être clarifiées". Il s'agit pour elle d'"un des crimes les plus graves qui puisse être commis".
"Cette situation effroyable appelle une action internationale, mais une réponse militaire ou la poursuite des fournitures d'armes risquent d'allumer une conflagration régionale", a dit Mme Pillay, dans une allusion à la possibilité de frappes...

