La Cour de cassation militaire a décidé mercredi de remettre en liberté Hachem Minkara, le chef d’al-Tawhid, une organisation fondamentaliste sunnite proche du régime de Damas. Cheikh Minkara, qui était accusé d’entrave à la justice et recel d’informations dans le cadre de l'enquête sur le double-attentat qui a fait 45 morts à Tripoli, le 23 août dernier, a été remis en liberté.
Lundi, le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, avait fait appel de la décision du premier juge d’instruction militaire, Riyad Abou Ghida, de remettre en liberté cheikh Minkara et s’en était remis à la Cour de cassation militaire pour trancher.
Dans le cadre de la même affaire, le juge Abou Ghida avait émis lundi deux mandats d’arrêt contre le cheikh sunnite Ahmad al-Gharib (adjoint du cheikh Minkara) et du journaliste Moustapha Houri, préalablement interrogés. Ils sont accusés de formation d’une cellule terroriste et d’avoir fait exploser deux voitures piégées devant les mosquées as-Salam et al-Takwa, dans la capitale du Liban-Nord.
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