« L’Araignée d’amour » de Henri Cartier-Bresson, l’une des estimations les plus importantes.
Parmi ces grandes figures, deux sont particulièrement marquantes dans l’histoire de la galeriste : le Mexicain Manuel Alvarez Bravo et le Hongrois André Kertesz.
Proche de ceux qu’elle exposait, avec lesquels elle entretenait parfois une vraie complicité, Agathe Gaillard entretint une relation amicale avec Bravo, dont 12 tirages seront proposés à la vente. Parmi eux, un rarissime portfolio, édité par Lee Friedlander en 1974, estimé entre 20 000 et 30 000 euros.
L’autre figure marquante et l’un de ses premiers « chocs esthétiques » est Kertesz, qui inspira bon nombre de photographes et dont 16 photographies seront mises en vente, retraçant sa carrière, de ses débuts en Hongrie aux derniers clichés parisiens, en passant par ses vues de New York et ses Distorsions.
L’une des estimations les plus importantes, entre 30 000 et 50 000 euros, est celle de L’Araignée d’amour (1934) de Henri Cartier-Bresson, signée et dédicacée à Luis Bunuel, selon M. Humery.
Agathe Gaillard a ouvert sa galerie rue du Pont Louis Philippe, dans le Marais à Paris, en juin 1975, à une époque où il n’existait que trois ou quatre lieux dans le monde qui exposaient de la photographie, alors parent pauvre de l’art contemporain.
De son ouverture avec le photographe américain Ralph Gibson jusqu’à sa fermeture en 2013, la galerie a accueilli 250 expositions consacrées à des créateurs essentiels et à des monstres sacrés comme Cartier-Bresson, Man Ray, Willy Ronis ou Jeanloup Sieff, tout en aidant à l’éclosion de jeunes talents comme Hervé Guibert ou Bernard Faucon.
Elle a également accompagné l’éclosion de festivals comme les Rencontres d’Arles ou le Mois de la photo, de musées comme la Maison européenne de la photographie, et de grandes collections privées.


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