"Cela va être très difficile et problématique", a déclaré Mme Livni à des journalistes, après avoir rencontré à New York le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et avant son départ pour la capitale américaine.
Tzipi Livni a souligné qu'Israël abordait cependant ces pourparlers organisés sous l'égide de Washington "avec espoir" et que des prisonniers palestiniens seraient libérés au cours des discussions, comme cela a été négocié avec les Etats-Unis et les dirigeants palestiniens.
Les efforts de paix "sont dans l'intérêt d'Israël, des Palestiniens, du monde arabe, de la communauté internationale", a-t-elle poursuivi. "C'est une grande responsabilité. Je suis sûre que cela va être compliqué, mais j'ai le sentiment que lorsqu'on voit les troubles dans notre région, ce que l'on peut faire, c'est de changer l'avenir des générations futures en faisant la paix entre Israël et les Palestiniens".
La ministre a également salué la nomination par le secrétaire d'Etat américain John Kerry de l'ex-ambassadeur en Israël Martin Indyk comme émissaire des Etats-Unis pour ces négociations. "Je le félicite", a-t-elle déclaré. "En même temps, je ne sais pas s'il faut le féliciter parce que cela va être très difficile et problématique, mais il a suffisamment de talent pour affronter ces défis et il connaît bien le conflit".
Mme Livni a précisé que 104 prisonniers palestiniens allaient être libérés "au cours des négociations, comme cela a été convenu": "Nous allons remplir nos obligations en fonction de ce qui a été conclu avec les Etats-Unis et les Palestiniens".
La décision du gouvernement israélien, annoncée dimanche, d'approuver la libération de 104 prisonniers palestiniens arrêtés avant les accords d'Oslo en 1993 a été saluée par l'Autorité palestinienne mais provoque déjà des vives réactions en Israël.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a de son côté exprimé son "soutien à la reprise de négociations crédibles pour mettre en oeuvre une solution à deux Etats", et sa "reconnaissance pour la récente décision courageuse prise par le Premier ministre (israélien) Benjamin Netanyahu dans ce cadre", selon un porte-parole de l'ONU.
"Il a souligné l'importance de créer un environnement propice à la reprise de ces pourparlers et encouragé les deux parties à prendre de nouvelles décisions allant dans ce sens", a ajouté ce porte-parole.

