La France a félicité samedi le nouveau président de la coalition nationale syrienne, Ahmad Assi Jarba, estimant que son élection renforçait le principal groupe d'opposition en tant que "représentant légitime du peuple syrien".
"Alors que s'accroît la répression du régime syrien, notamment à Homs, il importe de renforcer le soutien à la Coalition et à son état-major conjoint pour qu'ils bénéficient des moyens d'assurer la protection des populations et de répondre à leurs besoins les plus urgents", a déclaré le porte parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.
"La France continuera à travailler avec la Coalition et ses nouveaux responsables à une solution politique permettant la construction d'une Syrie libre et démocratique", a-t-il ajouté.
La Coalition de l'opposition syrienne est parvenue samedi à surmonter ses divisions pour se choisir un nouveau chef, Ahmad Assi Jarba, considéré comme un proche de l'Arabie Saoudite.
Initialement prévu pour fin mai, le choix du nouveau président avait été ajourné après des discussions qui avaient étalé au grand jour les divisions de la Coalition et la guerre d'influence que s'y livrent ses principaux parrains, le Qatar et l'Arabie saoudite.
Sous la pression de leurs soutiens, les opposants étaient finalement parvenus à un accord sur l'élargissement de leur mouvement, jusqu'alors largement dominé par les Frères musulmans soutenus par les Qataris, à des personnalités considérées plus proches des Saoudiens.
Au troisième jour de leur réunion à Istanbul, les 114 membres de la Coalition nationale syrienne ont élu à leur tête M. Jarba, qui a obtenu 55 voix contre 52 à Mustafa al-Sabbagh, un homme d'affaires considéré comme proche du Qatar.
M. Jarba, qui était soutenu par la faction de l'opposant historique Michel Kilo, succède à Moaz al-Khatib, qui avait démissionné en mars de la présidence de la Coalition pour dénoncer "l'inaction" de la communauté internationale dans le conflit syrien.
Les rebelles ont cédé du terrain ces dernières semaines face à l'armée fidèle au régime, épaulée de façon décisive par des centaines de combattants du Hezbollah chiite libanais.
Les violences ont fait plus de 100.000 morts en Syrie depuis le début, en mars 2011, d'un soulèvement populaire qui s'est transformé en conflit armé, face à la répression menée par le régime, selon une ONG syrienne.
"Alors que s'accroît la répression du régime syrien, notamment à Homs, il importe de renforcer le soutien à la Coalition et à son état-major conjoint pour qu'ils bénéficient des moyens d'assurer la protection des populations et de répondre à leurs besoins les plus urgents", a déclaré le porte parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot."La France continuera à travailler avec la Coalition et ses nouveaux responsables à une solution politique permettant la construction d'une Syrie libre et démocratique", a-t-il ajouté.
La Coalition de l'opposition syrienne est parvenue samedi à surmonter ses...

