"L'armée libanaise, ainsi que tous les autres services de sécurité, sont à la recherche d'Assir et de 123 de ses partisans contre lesquels des mandats d'arrêt ont été délivrés par le tribunal militaire", a affirmé à l'AFP un haut gradé de l'armée.
Selon un responsable au sein des services de sécurité, les militaires et les renseignements travaillent sur plusieurs hypothèses pour retrouver le fuyard: il pourrait se trouver dans le camp palestinien d'Aïn Héloué -où les groupes extrémistes sont présents- ou en Syrie, ou encore, après s'être déguisé en femme, avoir rejoint Tripoli, dans le nord, où se trouve également un fief de sunnites radicaux.
La capitale du sud du Liban avait retrouvé son calme mardi après plus de 24 heures de combats. Les accrochages avaient éclaté dimanche, lorsque les partisans du cheikh Ahmad al-Assir ont attaqué un barrage de l'armée à Abra, dans le banlieue est de Saïda, avant de se retrancher dans leur QG, la mosquée où le cheikh dirigeait la prière, et les immeubles environnants.
L'armée, qui avait promis d'"en finir" avec le cheikh Assir et de rétablir la sécurité à Saïda, a repris le secteur lundi soir, après des affrontements à la mitrailleuse et à la roquette.
Mardi, l'armée libanaise était déployée en force dans Adra, où se trouvaient le QG du cheikh controversé, formé de la mosquée Bilal ben Rabah et les bâtiments environnants où se trouvaient ses bureaux et où habitaient ses partisans.
L'armée a procédé mardi à la destruction sur place d'engins explosifs, de mines et de roquettes appartenant aux insurgés et trois fortes explosions ont secoué la ville.
Les journalistes de l'AFP ont pu voir de nombreux dégâts, traces de balles et des murs noircis par des incendies. En revanche, de l'extérieur, la mosquée ne semblait pas avoir été touchée.
Des habitants sont revenus chez eux pour découvrir l'ampleur des dégâts et prendre quelques affaires avant de repartir.
Le bilan des morts du côté des insurgés n'est pas précis. "Nous avons découvert dans le quartier les corps de beaucoup d'hommes armés et nous avons aussi procédé à de nombreuses arrestations", a affirmé un officier sur place. Une source hospitalière a fait état d'une centaine de blessés.
De son côté, une source proche du cheikh a fait état d'au moins cinq morts et 10 blessés parmi ses partisans.
Le gouvernement a annoncé une journée de deuil national mardi pour les soldats tués.


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