Un règlement politique "ne peut être réalisé qu'en établissant un équilibre sur le terrain pour que le régime accepte de négocier" la paix, a déclaré cheikh Hamad lors de la réunion à Doha des ministres des principaux pays soutenant l'opposition syrienne.
Il a invité les participants à adopter "une feuille de route avec un calendrier précis pour garantir un règlement pacifique en renforçant la lutte de l'opposition syrienne" contre l'armée qui a récemment enregistré d'importantes avancées.
"Nous devons apporter toute forme de soutien aux forces de l'opposition", a-t-il ajouté, soulignant que leur "approvisionnement en armes sera l'unique moyen de rétablir la paix" en Syrie où le conflit a fait plus de 93.000 morts en plus de deux ans selon l'ONU.
Il a souligné soutenir la conférence internationale de paix, dite Genève 2, initiée par les Etats-Unis et la Russie.
"Nous ne sommes pas contre le dialogue et le règlement pacifique. Nous soutenons la tenue de Genève 2 pour une transition pacifique du pouvoir en Syrie", a-t-il dit.
Cela passe par "la formation d'un gouvernement de transition ayant de pleines prérogatives et dans lequel Bachar al-Assad et ses agents (...) n'auront pas de place", a précisé cheikh Hamad, également ministre des Affaires étrangères.
Après une première conférence qui avait dessiné les contours d'un règlement politique l'an dernier, l'idée de Genève-2 a été proposée début mai par les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, pour tenter d'ouvrir des négociations entre Damas et l'opposition syrienne.
Une réunion entre représentants de l'ONU, de la Russie et des Etats-Unis est prévue le 25 juin à Genève pour préparer cette conférence initialement programmée pour juin mais qui ne devrait pas se tenir avant juillet, faute d'accord sur la liste des participants notamment.

