L'armée a ajouté qu'elle continuera à prendre pour cible les rebelles en territoire syrien mais qu'elle "s'engageait à respecter la souveraineté de la République libanaise, son intégrité territoriale et la sécurité de ses habitants", selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.
Utilisant le terme "terroriste" pour désigner les rebelles qui se battent contre le régime du président Bachar al Assad, le commandement de l'armée syrienne a indiqué que les tirs de missiles sont intervenus après que "l'un des hélicoptères de nos forces armées a repéré un groupe de terroristes armés qui essayaient de s'enfuir en direction du territoire libanais".
L'hélicoptère "est parvenu à atteindre quelques membres du groupe tandis que d'autres ont pu atteindre Aarsal où ils ont été poursuivi par les tirs de nos hélicoptères" a précisé le communiqué de l'armée.
Ce communiqué est diffusé quelques heures après une mise en garde de l'armée libanaise qui a prévenu qu'elle riposterait à toute attaque venant de la Syrie.
Les deux roquettes tirées mercredi depuis l'hélicoptère sur Aarsal, une ville à majorité sunnite, qui soutient les rebelles syriens.
Le président libanais Michel Sliman a qualifié l'attaque de "violation de la souveraineté libanaise" et déclaré que son pays se réservait le droit de prendre des mesures pour se défendre et déposer une plainte auprès de la Ligue arabe et de l'ONU.
L'attaque contre le centre d'Aarsal, dont les habitants soutiennent la révolte contre le président Assad, constitue la première frappe de ce genre en près de 27 mois de conflit.
Aarsal est une zone sensible du fait qu'elle est située à 12 kilomètres de la frontière avec la Syrie.
Selon des experts, la ville a servi de relais pour l'acheminent d'armes et de rebelles vers la Syrie. Elle a également servi de refuge pour les populations fuyant le conflit.
Des dizaines de personnes blessées - notamment des rebelles - au cours des combats qui ont abouti à la chute de Qousayr se sont réfugiées à Aarsal pour se soigner la semaine dernière tandis que l'armée syrienne, soutenue par le Hezbollah libanais chiite reprenait pied dans ce qui avait été un bastion rebelle.

