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Culture - Conférence De Presse

En juillet, les Souks seront riches en poissons

Il ne s’agit pas d’un poisson d’avril, mais de 50 daurades de juillet. Le 3 du mois mentionné, les Souks de Beyrouth vont en effet abriter des poissons customisés par des artistes libanais en vue d’une vente aux enchères au profit de trois associations caritatives s’occupant d’enfants malades.

Une vue de la conférence de presse, hier. Photo Michel Sayegh

Cette initiative, hautement louable, réalisée par les Souks de Beyrouth, Solidere, en collaboration avec Big Time, a été annoncée hier lors d’une conférence de presse en présence de Paul Sabbagh, directeur de Big Time, Diala el-Fil Rayess, présidente de Tamanna, Mira Lana Atoui, représentant l’association Toufoula, et Wadih Renno, de l’association Heart Beat.
Randan Armanazi, en charge des relations publiques et presse à Solidere, précise que le design de ces poissons, des daurades bien dodues, a été réalisé par Colette Tabet. Ils sont en résine. «La daurade est un poisson typiquement méditerranéen et il symbolise le courage et la renaissance», note pour sa part Bettina Mahfouz, project manager. Une symbolique qui se marie parfaitement avec les objectifs de ce projet: apporter un soutien aux associations caritatives s’occupant d’enfants malades. «“Sea n’ Art” vise également à mettre l’art à la portée de tous. Dans des endroits publics accessibles et animés», précise Sabbagh.
Les artistes, des designers, peintres, sculpteurs, photographes, couturiers, bijoutiers, s’attellent chacun à customiser... sa pêche.
Concernant la sienne, le photographe Roger Moukarzel reste muet comme une carpe. La créatrice de bijoux Nada G. révèle, pour sa part, qu’elle fera tout son possible pour donner à son poisson l’aspect d’un véritable... bijou. Alors que Nadine Zeni lui fera une robe de party sur mesure, Suzanne l’habillera de paillettes et de brillants kitschissimes. Une daurade enrobée de chocolat par Hala Audi, designer de pâtisseries? La jeune femme entoure son poisson de mystère, mais indique toutefois qu’elle travaille dur pour y inclure des éléments comestibles (miam). L’artiste Edmond Boutros indique pour sa part avoir presque terminé son œuvre: le poisson s’intitule «Lebanon Around the World». Il arbore une carte du Liban et des illustrations des temples de Baalbeck et de Tyr...
Les poissons ne seront pas vendus à la criée. Mais à travers une vente aux enchères sur un site Internet. Les passants intéressés pourront aussi, via un code-barres accroché sur le socle de chaque poisson, harponner leur daurade. Après les Souks où elle durera un mois, l’exposition ira sur Zaytounay Bay. Et sera couronnée par la vente aux enchères au profit de Tamanna, Heart Beat et Toufoula.
Peut-être se trouvera-t-il des amateurs d’art à l’esprit caritatif ou même des requins de la finance pour adopter un ou plusieurs (pourquoi pas) de ces... daurades royales.

M.G.H.
Cette initiative, hautement louable, réalisée par les Souks de Beyrouth, Solidere, en collaboration avec Big Time, a été annoncée hier lors d’une conférence de presse en présence de Paul Sabbagh, directeur de Big Time, Diala el-Fil Rayess, présidente de Tamanna, Mira Lana Atoui, représentant l’association Toufoula, et Wadih Renno, de l’association Heart Beat. Randan Armanazi, en charge des relations publiques et presse à Solidere, précise que le design de ces poissons, des daurades bien dodues, a été réalisé par Colette Tabet. Ils sont en résine. «La daurade est un poisson typiquement méditerranéen et il symbolise le courage et la renaissance», note pour sa part Bettina Mahfouz, project manager. Une symbolique qui se marie parfaitement avec les objectifs de ce projet: apporter un soutien aux associations...
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