"La Coalition internationale accueille favorablement les efforts internationaux destinés à favoriser une solution politique au conflit dont souffre la Syrie depuis plus de deux ans", a-t-elle indiqué dans une déclaration.
"En outre, la Coalition syrienne réaffirme son engagement à respecter les objectifs de la révolution et le cadre politique fixé le 15 février 2013, qui exige le départ des dirigeants du régime, comme celui des chefs de l'armée et des forces de sécurité, et leur exclusion de toute solution politique", poursuit ce texte lu à la presse.
Un porte-parole de la Coalition a cependant ajouté que ces demandes ne constituaient pas un préalable à une participation à la conférence internationale de paix que souhaitent organiser en juin la Russie et les Etats-Unis, mais s'est refusé à préciser si l'opposition participerait ou non à une telle réunion.
"Nous ne formulons pas de conditions. Ce que nous essayons de faire est de mettre en place le cadre de négociations qui aient un sens", a déclaré Khaled al-Saleh, "nous ne voulons pas donner à Bachar al-Assad le temps de tuer plus de Syriens".
Cette déclaration a été adoptée quatre jours après l'accord de principe donné par le régime de Damas à sa participation à une conférence de paix à Genève.
Réunie depuis le 23 mai dans un hôtel d'Istanbul, la Coalition n'était jusque-là pas parvenue, malgré d'intenses discussions sous la pression de ses soutiens arabes et occidentaux, à adopter de position commune sur cette initiative de paix russo-américaine, suscitant de nombreuses critiques.
La déclaration adoptée mercredi soir est presque identique à la position exprimée par la Coalition avant le début des discussions d'Istanbul.
Comme ils l'avaient déjà fait, les opposants syriens ont formulé à nouveau mercredi trois exigences : "les massacres et destructions commises par le régime doivent cesser; les forces révolutionnaires doivent bénéficier d'armes pour se protéger; l'invasion de l'Iran et de la milice (chiite libanaise) du Hezbollah doit être arrêtée".
Cette déclaration constitue le première déclaration commune publiée par la Coalition depuis le début de sa réunion le 23 mai à Istanbul.
Depuis cette date, ses discussions étaient paralysées par la guerre d'influence que se livrent l'Arabie saoudite et le Qatar, les deux principaux soutiens financiers de la rébellion syrienne, pour contrôler la Coalition.
Le Qatar, grand pourvoyeur d'armes à la rébellion, se démène pour qu'elle reste sous le contrôle des Frères musulmans, une organisation hors-la-loi en Syrie.
Face à lui, l'Arabie saoudite joue la carte des groupes rebelles plus radicaux, qu'elle arme tout aussi généreusement que son rival qatari, et souhaite réduire l'influence des Frères musulmans en élargissant la coalition à d'autres membres, comme les partisans de l'opposant historique, marxiste et laïc Michel Kilo.
Mercredi après-midi, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu, l'ambassadeur des Etats-Unis en Syrie Robert Ford, un diplomate français chargé du dossier syrien, un diplomate qatari et un responsable du renseignement saoudien se sont invités à la réunion des opposants syriens dans le but de faire aboutir les discussions.
Outre sa participation à la conférence de Genève, la Coalition doit encore se prononcer sur son élargissement, le choix d'un nouveau président et la composition d'un gouvernement provisoire.


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