"Aujourd'hui, le Hezbollah répète la grave erreur (du président syrien Bachar) al-Assad en forçant ses hommes à tuer d'innocents syriens, ce qui va sans aucun doute mener les honorables membres du Hezbollah à faire défection et à se tenir du côté de la justice", a déclaré dans un communiqué le principal groupe de l'opposition syrienne.
"La Coalition syrienne espère la paix pour le peuple du Liban et rejette les appels du Hezbollah visant à tranformer la révolution syrienne en un conflit régional", a ajouté la Coalition, actuellement en réunion à Istanbul.
La veille, lors d'un discours prononcé à l'occasion du 13e anniversaire du retrait israélien du Liban, Hassan Nasrallah a promis la victoire à ses troupes engagées en Syrie, affirmant que "la Syrie, c'est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance".
Il a en outre rejeté toute possibilité de faire alliance avec les rebelles: "Le Hezbollah ne peut pas être sur le même front que les Etats-unis, Israël, les takfirine (sunnites extrémistes) qui pratiquent l'éviscération, décapitent et profanent les tombes".
"Nasrallah continue de jouer avec les vies des jeunes Libanais et terre syrienne pour le compte d'une clique vicieuse qui a versé le sang et causé d'immenses destructions", a commenté la Coalition, soulignant que le discours du dirigeant chiite "a un potentiel pour des ramifications sérieuses (du conflit) dans la région" et que le Hezbollah a perdu son "vrai objectif".
Depuis une semaine, le Hezbollah est engagé dans une bataille féroce aux côtés de l'armée syrienne pour la conquête de Qousseir, une ville stratégique aux mains des rebelles dans le centre de la Syrie. Il y a dépêché 1.700 hommes.
Le conflit syrien a déjà eu des répercussions au Liban, où 30 personnes, dont trois soldats, ont trouvé la mort en six jours dans des combats entre sunnites et alaouites, la confession chiite à laquelle appartient le président Assad, à Tripoli (nord), selon un décompte fourni samedi par une source de sécurité libanaise.

