Le chef du parti démocrate libanais, Talal Arslane, a tenu jeudi une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué les derniers développements concernant le dossier de la loi électorale. Qualifiant ce qui s'est passé mercredi au Parlement de "honteux", M. Arslane a demandé : "Pourquoi ont-ils eu peur qu'une loi (la proposition du rassemblement orthodoxe, ndlr) juste et équitable soit proposée au vote s'ils sont sûrs de leur poids politique?". Et le leader druze de marteler : "Ils ont rejeté la loi orthodoxe parce qu'ils ont considéré que c'est une loi fédératrice et sectaire. En quoi la loi qu'ils ont proposée est-elle différente?"
La séance parlementaire, qui était prévue hier mercredi et dont l’ordre du jour avait été limité par le chef du Législatif, Nabih Berry, à la seule proposition orthodoxe, a été reportée à vendredi afin de permettre davantage de concertations entre les blocs parlementaires à la lumière d'un accord conclu mardi soir entre le 14 Mars et le PSP sur une formule mixte ( scrutins proportionnel et majoritaire).
Pour Talal Arslane, membre de la coalition du 8 Mars, l'autre camp a proposé une loi en se basant également de principes sectaires et confessionnels. "La façon dont ils ont découpé les circonscriptions prouvent que ce qui leur importe c'est les sièges plus que la coexistence des Libanais et le bien du Liban comme ils l'ont prétendu", a-t-il assuré.
M. Arslane a également dénoncé la menace de l'autre camp de revenir à la loi de 1960 (actuellement en vigueur) en l'absence d'un accord, assurant que cela n'arrivera jamais.
"Le vide constitutionnel est de loin plus facile que ces arrangements illogiques qui visent à l'effondrement de l'Etat", a estimé M. Arslane appelant à "la tenue d'une conférence nationale pour la réforme d'un régime corrompu qui est en train de détruire le Liban."
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