M. Cameron "est arrivé", a déclaré à l'AFP Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.
"Les discussions porteront sur la situation en Syrie", a-t-il précisé, ajoutant que d'autres questions bilatérales seraient toutefois aussi abordées.
Les deux hommes doivent s'entretenir à partir de 10h00 GMT. M. Cameron doit ensuite rencontrer lundi le président américain Barack Obama à la Maison Blanche.
"Il y a un besoin urgent d'entamer une négociation digne de ce nom pour imposer une transition politique (en Syrie) et mettre un terme à ce conflit", avait déclaré mercredi David Cameron devant la Chambre des Communes à Londres.
"Il y a un nombre croissant d'informations limitées mais convaincantes qui montrent que le régime a utilisé et continue d'utiliser des armes chimiques, y compris du gaz sarin, et la part d'incertitude ne cesse de se réduire", avait-il poursuivi.
"Nous allons continuer d'agir sur tous les fronts (...) en faveur d'une solution politique", avait-il encore dit.
Ces discussions entre M. Poutine et M. Cameron interviennent dans un contexte d'intenses tractations internationales destinées à chercher une solution au conflit qui a fait plus de 70.000 morts en deux ans.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en tournée en Europe, a enchaîné ces trois derniers jours les rencontres, essentiellement consacrées à la Syrie.
En visite mardi en Russie - l'un des principaux soutiens de Damas à qui elle livre des armes, M. Kerry s'est entendu avec Moscou pour organiser d'ici à la fin mai une conférence internationale afin de trouver un règlement politique conforme à un accord conclu à Genève le 30 juin 2012 entre les grandes puissances.
Cet accord ne précise pas le sort du président syrien Bachar al-Assad et l'opposition syrienne continue de considérer son départ comme une condition préalable à toute discussion.
A Rome, après sa visite à Moscou, M. Kerry a toutefois martelé qu'Assad devait s'en aller.


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