Les politiques de "ségrégation" exercées par les Israéliens à l'encontre des Palestiniens résidant à Jérusalem-Est ont entraîné une progression de la pauvreté dans ce secteur de la ville ces dernières années, indique l'ONU dans une étude publiée jeudi.
"L'économie de Jérusalem-Est n'est intégrée ni dans l'économie palestinienne, ni dans l'économie israélienne", explique ainsi la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.
"La pauvreté ne cesse d'augmenter parmi la population palestinienne de Jérusalem depuis dix ans, du fait que l'isolement de la ville par rapport au reste du territoire palestinien a continué de s'accroître depuis la deuxième Intifada et la construction du mur de séparation israélien", déplore-t-elle.
D'après les données dont disposent la Cnuced, 82% des enfants palestiniens de Jérusalem-Est vivaient dans la pauvreté en 2010, contre 45% des enfants israéliens vivant à Jérusalem.
D'après certaines estimations, le mur de séparation israélien a imposé plus d'un milliard de dollars (plus de 760 millions d'euros) de pertes directes à l'économie de Jérusalem-Est depuis le début de sa construction en 2003, indique la Cnuced. Les effets néfastes, quant aux possibilités perdues pour le commerce et l'emploi, persistent, et sont estimés à environ 200 millions de dollars par an, d'après l'étude.
Pour les économistes de l'ONU, l'appauvrissement des Palestiniens résidant à Jérusalem-Est ne s'explique pas que par l'isolement de ce secteur de la ville.
Le fait que les Palestiniens habitant à Jérusalem-Est disposent d'un statut juridique différent de celui des Israéliens implique "une foule d'obstacles, en particulier en ce qui concerne le logement, l'emploi, la fiscalité", explique l'ONU.
Dans leur étude, les experts onusiens estiment que "plusieurs actions peuvent aider à atténuer les effets des politiques de ségrégation", comme revoir les régimes d'imposition ou l'offre de services, mais poursuivent-ils, "les véritables conditions préalables au développement durable" des Palestiniens de Jérusalem-Est est la "fin de la colonisation et de l'occupation" de ce secteur.
Depuis la Guerre des Six jours de juin 1967, Israël a annexé et occupe Jérusalem-Est, secteur à majorité arabe, une décision qui n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat tandis que les Israéliens proclament que Jérusalem est indivisible et la "capitale éternelle" de l'Etat d'Israël.
"L'économie de Jérusalem-Est n'est intégrée ni dans l'économie palestinienne, ni dans l'économie israélienne", explique ainsi la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.
"La pauvreté ne cesse d'augmenter parmi la population palestinienne de Jérusalem depuis dix ans, du fait que l'isolement de la ville par rapport au reste du territoire palestinien a continué de s'accroître depuis la deuxième Intifada et la construction du mur de séparation israélien", déplore-t-elle.
D'après les données dont disposent la Cnuced, 82% des enfants...

