Les autorités turques ont fait procéder à des tests sanguins sur des réfugiés syriens blessés dans les combats dans leur pays afin de déterminer s'ils ont été victimes d'armes chimiques, a-t-on appris lundi de source informée.
"Des prélèvements ont été effectués sur des personnes blessées en Syrie et transportées en Turquie", a déclaré à l'AFP une source sanitaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
Les résultats de ces tests, effectués à la frontière syrienne par des médecins turcs puis envoyés à un laboratoire d'Ankara, ne sont pas encore connus, a-t-elle précisé.
Une source locale du sud-est de la Turquie, frontalière avec la Syrie a de son côté fait état "d'informations non confirmées sur l'usage d'armes chimiques en Syrie", par l'armée fidèle au président Bachar al-Assad ou par les rebelles, ajoutant que les autorités locales avaient pris des mesures à la suite de ces informations.
La semaine dernière, le président américain Barack Obama a promis une réévaluation des "options" américaines sur la Syrie s'il était prouvé que Damas avait utilisé des armes chimiques. Il a toutefois mis en garde contre toute décision qui serait prise en réaction sans avoir "tous les éléments" en main.
Les Etats-Unis ont fait état pour la première fois la semaine dernière d'indices sur un recours limité du régime syrien à du gaz sarin.
Dans un entretien accordé à la radio suisse italienne, l'ex-procureur au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte, membre de la Commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie, a affirmé lundi que les rebelles hostiles au régime de Damas avaient eu recours à des armes chimiques.
Dimanche, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé avec virulence le régime de Bachar al-Assad, qu'il a qualifié de "tueur".
"Des prélèvements ont été effectués sur des personnes blessées en Syrie et transportées en Turquie", a déclaré à l'AFP une source sanitaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
Les résultats de ces tests, effectués à la frontière syrienne par des médecins turcs puis envoyés à un laboratoire d'Ankara, ne sont pas encore connus, a-t-elle précisé.
Une source locale du sud-est de la Turquie, frontalière avec la Syrie a de son côté fait état "d'informations non confirmées sur l'usage d'armes chimiques en Syrie", par l'armée fidèle au président Bachar al-Assad ou par les...

