Jimmy Hendrix et Céline Dion en faux et en cire au musée Grévin de Montréal.
Ainsi, ceux qui ont rêvé en vain d’approcher des légendes telles que Wayne Gretzky ou Jean Béliveau peuvent les regarder de tout près et surtout se faire prendre en photo avec eux.
Bernard Pivot, président de l’Académie Grévin, a souligné que l’explosion de l’utilisation du téléphone portable avait donné un nouvel élan au musée Grévin.
«Nous sommes des “m’as-tu-vu”, puisque nous avons été placés dans un musée de cire pour être vus, reconnus et commentés, a-t-il affirmé. Depuis l’invention du smartphone, nous sommes devenus des “m’as-tu-photographié”. C’est incroyable, le nombre de photos qui sont prises chaque jour par les visiteurs de personnages qui sont là.»
«Arthur Meyer, qui a conçu le musée Grévin, a inventé, génialement, le concept de proximité. Journaliste – il était directeur du Gaulois, précurseur du Figaro –, Arthur Meyer était un adepte de ce qu’en France nous appelons en mauvais français la pipolisation, la curiosité pour les personnages
célèbres», a ajouté le chroniqueur littéraire.
Il a cherché à y répondre «en faisant leurs doubles en cire, en réunissant ces doubles dans un lieu magique comme celui-ci», a poursuivi
M. Pivot.
Le musée Grévin de Montréal réunit plus de 120 personnalités qui vont des fondateurs de Montréal et de Québec à l’astronaute canadienne Julie Payette, en passant par le président américain Barack Obama, le général De Gaulle, les chanteurs Céline Dion et Michael Jackson.
Il occupe quelque 2000 mètres carrés aux derniers étages d’un centre commercial rue Sainte-Catherine, en plein centre de la grande ville
francophone.
Le projet, qui représente un investissement de 10 millions d’euros, a demandé deux ans de travail aux artistes parisiens et montréalais.

