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Culture - Cimaises

Sept aquarellistes exposent à l’Association des artistes libanais

Afin de promouvoir les œuvres des peintres, l’Association des artistes libanais organise chaque mois une exposition axée sur une technique précise. En ce mois d’avril, sept aquarellistes libanais ont donné à voir leurs œuvres. Un vrai plaisir pour les yeux.

Les cactus de Rached Bohsali.

Considéré comme un bon aquarelliste, Michel Rouhana axe, comme d’habitude, sur la beauté des paysages et de ses petites maisons aux tuiles rouges. Avec talent et sensibilité, ce paysagiste créé des motifs riches, frais, qui donnent envie de se plonger au cœur des montagnes, des villages et des coutumes, avec beaucoup de précision dans ses arcades, ses urnes en terre cuite, ses petites chaises en paille par exemple.
C’est également un hymne à la terre et au printemps de cette nature libanaise que Fouad Jawhar a voulu rendre hommage dans ses grandes toiles, utilisant la technique du tachisme. Grâce à ces petites taches de couleurs différentes, apposées l’une à côté de l’autre, il capte la luminosité très présente et crée des paysages naïfs.
Dans un tout autre registre, Rached Bohsali use des détails et des précisions pour attirer l’attention sur ses grandes toiles. Il choisit des objets apparemment anodins (cactus, plantes, objets divers) mais qui, pour lui, racontent la complexité de la vie. Avec une perfection étonnante, il travaille en aplat les fonds de ses compositions pour mettre en relief son principal sujet. À se demander s’il s’agit de peinture ou de photographie.

 

Fraîcheur et élégance
Jacqueline Ohanian, elle, aborde la technique de l’aquarelle avec beaucoup d’aisance et de subtilité. Cette artiste qui participe depuis dix ans aux biennales du Salon de l’aquarelle de Belgique voue un profond respect à son travail. S’inspirant de la nature libanaise, elle s’en est quelque peu éloignée pour se lancer dans des silhouettes gracieuses de «femmes» qu’elle rend avec fluidité et transparence.
C’est également beaucoup de naïveté et de spontanéité que dégagent les toiles très fraîches de Ali Chams. Par petites touches colorées, l’artiste a choisi de peindre la nature et ces paysages un peu au gré de ses envies et de son inspiration.
Pour Atef Tohmé, «l’artiste à un message à transmettre à travers ces œuvres», s’inspirant de moments particuliers de l’identité du pays. «Chaque détail est porteur d’un message, dit-il: la mosquée et l’église dans ce village de Iklim el-Kharroub, symbole de l’unité et de la tolérance de notre pays ; le port de Tripoli et ses pêcheurs, source principale de revenus de cette région; les personnages de différentes religions fumant le narguilé dans le célèbre café Ahwet Ezzez... » Autant d’éléments qui répondent au désir de privilégier, en couleurs, l’expression instantanée de
chaque moment.
Avec la même attention donnée au détail, Antoine Mattar s’inspire également du monde qui l’entoure, mettant toutefois en exergue l’aspect populaire du patrimoine libanais: marchands ambulants, vie grouillante de souk el-Nourieh... Le tout dans un chatoiement de couleurs
très vives.

Considéré comme un bon aquarelliste, Michel Rouhana axe, comme d’habitude, sur la beauté des paysages et de ses petites maisons aux tuiles rouges. Avec talent et sensibilité, ce paysagiste créé des motifs riches, frais, qui donnent envie de se plonger au cœur des montagnes, des villages et des coutumes, avec beaucoup de précision dans ses arcades, ses urnes en terre cuite, ses petites chaises en paille par exemple. C’est également un hymne à la terre et au printemps de cette nature libanaise que Fouad Jawhar a voulu rendre hommage dans ses grandes toiles, utilisant la technique du tachisme. Grâce à ces petites taches de couleurs différentes, apposées l’une à côté de l’autre, il capte la luminosité très présente et crée des paysages naïfs. Dans un tout autre registre, Rached Bohsali use des détails et des...
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