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La Turquie modifie sa loi antiterroriste à la demande de l'UE

Le parlement turc a adopté tard jeudi soir une nouvelle législation antiterroriste qui restreint la définition de la "propagande terroriste", répondant ainsi au souhait de l'Union européenne de voir Ankara renforcer la liberté d'expression.

Cette réforme intervient également après le cessez-le-feu décrété par les rebelles séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le ministère turc de la Justice a toutefois exclu que la nouvelle loi permette la libération anticipée de prisonniers liés au PKK.

Ankara a eu recours à la loi antiterroriste jusqu'alors en vigueur pour traduire en justice des milliers de personnalités politiques, de militants d'opposition et de journalistes, souvent pour des propos tenus ou écrits par ces derniers.

La Turquie pointe régulièrement en tête des pays qui violent la Convention européenne des droits de l'Homme. La Commission européenne avait par conséquent demandé à Ankara d'amender sa législation pour établir une distinction entre incitation à la violence et expression d'idées non violentes.

Au terme de la nouvelle loi, seule l'incitation à la violence constituera désormais un crime, conformément, disent les autorités turques, aux critères de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Des milliers de personnes sont emprisonnées en Turquie pour leurs liens avec le PKK - classé comme organisation terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis. Selon le ministre de la Justice, Sadullah Ergin, ces détenus ont été jugés pour leur appartenance à une organisation terroriste, et non pour apologie du terrorisme. Il n'y a donc pas lieu de les libérer.

Après le cessez-le-feu décrété le mois dernier par les rebelles kurdes à la demande de leur chef emprisonné, Abdullah Öcalan, le PKK et Ankara négocient le retrait de quelque 2.000 combattants kurdes vers leurs bases du nord de l'Irak.

Le plan de paix prévoit plus généralement un désarmement des rebelles en contrepartie de réformes renforçant les droits de la minorité kurde, qui représente environ 20% de la population turque.

Le parlement turc a adopté tard jeudi soir une nouvelle législation antiterroriste qui restreint la définition de la "propagande terroriste", répondant ainsi au souhait de l'Union européenne de voir Ankara renforcer la liberté d'expression.
Cette réforme intervient également après le cessez-le-feu décrété par les rebelles séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le ministère turc de la Justice a toutefois exclu que la nouvelle loi permette la libération anticipée de prisonniers liés au PKK.
Ankara a eu recours à la loi antiterroriste jusqu'alors en vigueur pour traduire en justice des milliers de personnalités politiques, de militants d'opposition et de journalistes, souvent pour des propos tenus ou écrits par ces derniers.
La Turquie pointe régulièrement en tête des pays qui violent la Convention...