"Le gouvernement syrien a demandé au secrétaire général (de l'ONU Ban Ki-moon) de fournir de l'aide pour former une mission technique spécialisée, indépendante et neutre, afin d'enquêter sur des attaques par des groupes terroristes en Syrie utilisant des armes chimiques contre des civils", a déclaré l'ambassadeur. Le terme "terroristes" est généralement utilisé par Damas pour désigner l'opposition armée.
Selon M. Jaafari, les opposants ont utilisé ces armes chimiques à Khan al-Assal, près d'Alep.
Il a rappelé que Damas avait "averti en décembre dernier (l'ONU) de la possibilité que des groupes terroristes aient recours à des armes chimiques et tentent ensuite d'accuser le gouvernement d'utiliser du matériel chimique".
Le régime de Bachar al-Assad et l'opposition s'accusent mutuellement d'avoir fait usage d'armes chimiques. L'opposition affirme notamment que le régime a eu recours à ces armes à Khan al-Assal et Atayba, à l'est de Damas.
La Russie, alliée de Damas, tout comme l'Iran, ont indiqué avoir "reçu des informations" selon lesquelles des rebelles ont utilisé des armes chimiques lors d'une attaque mardi dans la province d'Alep, qui a fait selon un bilan officiel 31 morts.
Les Etats-Unis ont dit ne "disposer d'aucune preuve pour soutenir les accusations" contre les rebelles, tout en mettant en garde le régime contre un tel usage.
Des diplomates du Conseil de sécurité de l'ONU se montraient très prudents mercredi sur ces accusations des deux camps. "Nous n'avons tout simplement aucune information permettant de corroborer, vérifier ou confirmer" ces allégations, a déclaré l'un d'eux.
Selon le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky, si l'utilisation d'armes chimiques par l'un ou l'autre camp était avérée, il s'agirait d'un "crime monstrueux" mais l'ONU n'est pas en mesure de le confirmer.

