Un Koweïtien condamné à deux ans de prison pour des tweets jugés insultants pour l'émir et appelant selon la justice à un coup d’État, a vu sa peine aggravée à cinq ans mercredi en appel.
Bader al-Rachidi est incarcéré depuis le 28 novembre après sa condamnation en première instance. Il a été condamné en appel à cinq ans, a indiqué à l'AFP Mohammed al-Humaïdi, qui dirige la Société koweïtienne des droits de l'Homme.
M. Rachidi était accusé d'avoir appelé sur Twitter à renverser le régime, d'avoir propagé de fausses nouvelles et d'avoir insulté l'émir, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, a précisé M. Humaïdi.
Le condamné a l'intention de se pourvoir en cassation, a-t-il ajouté.
Dans une autre affaire, la Cour d'appel a acquitté un activiste apatride, Abdelhakim al-Fadhli, condamné en première instance à deux ans de prison sous l'accusation d'avoir organisé des manifestations et incité des apatrides à protester.
M. Fadhli s'était rendu aux autorités il y a deux mois pour servir la peine de prison, prononcée contre lui l'an dernier par contumace.
Quelque 106.000 apatrides, appelés Bidoun, vivent au Koweït et revendiquent le droit à la citoyenneté. Mais les autorités affirment que seuls 34.000 sont éligibles pour l'obtenir et que les autres ont d'autres nationalités.
Depuis la mi-2012, au moins 35 cyberactivistes et anciens députés ont été traduits en justice pour avoir "offensé l'émir", posté des propos sur Twitter ou prononcé des discours lors de protestations publiques, selon l'ONG Human Rights Watch.
HRW avait fait état le mois dernier d'une détérioration de la situation des droits de l'Homme au Koweït où la police a eu un recours excessif à la force contre les manifestants et le gouvernement a sévi contre les cyberactivistes.
La tension est montée entre l'opposition et le pouvoir depuis la tenue en décembre d'élections sur la base d'une loi électorale contestée par l'opposition qui a boycotté ce scrutin.
Bader al-Rachidi est incarcéré depuis le 28 novembre après sa condamnation en première instance. Il a été condamné en appel à cinq ans, a indiqué à l'AFP Mohammed al-Humaïdi, qui dirige la Société koweïtienne des droits de l'Homme.
M. Rachidi était accusé d'avoir appelé sur Twitter à renverser le régime, d'avoir propagé de fausses nouvelles et d'avoir insulté l'émir, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, a précisé M. Humaïdi.
Le condamné a l'intention de se pourvoir en cassation, a-t-il ajouté.
Dans une autre affaire, la Cour d'appel a acquitté un activiste apatride, Abdelhakim al-Fadhli, condamné en première...

