Sur RTL, le député a lancé : "Il convient d'être très prudents sur ce sujet. Ca ne peut se faire que dans un cadre de partage de décision avec l'Union européenne".
"On connaît tous les risques qu'il peut y avoir de savoir où finissent ces armes", a-t-il dit.
"Il ne faut pas se mettre en situation d'être en position isolée sur un conflit comme celui-là", a insisté le responsable de l'opposition.
Souhaitant "une position commune au sein de l'Union européenne", M. Jacob a annoncé que son parti interrogerait le gouvernement la semaine prochaine sur cette initiative.
Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre UMP des Affaires étrangères, a quant à elle fustigé vendredi sur France Info "une diplomatie qui marche sur la tête".
"Quand on veut convaincre des gens, d'abord on ne dit pas urbi et orbi: quoi qu'ils disent, ça n'aura aucune espèce d'importance", a-t-elle jugé, critiquant un président qui n'a "aucune expérience en matière internationale et en matière diplomatique".
"Si la France avait une ligne très forte, nous serions davantage écoutés", a-t-elle estimé.
L'ancienne ministre de la Défense a par ailleurs déploré la gestion du dossier syrien depuis deux ans : "Il faut, à un moment donné, que la diplomatie ce ne soit pas simplement des mots", mais "que ce soit, effectivement, de l'action. Je ne suis pas sûre que l'action diplomatique de la France, en particulier, ait été assez active".
Paris est prête à "prendre ses responsabilités" et à livrer des armes à l'opposition syrienne, si elle ne parvient pas à convaincre ses partenaires européens, a affirmé jeudi le président François Hollande. La Grande-Bretagne participerait à cette initiative.

