Exposition

Yigit Yazici, une peinture pétaradante !

De la couleur, de la vigueur et une énergie folle caractérisent les peintures de l’artiste turc Yigit Yazici accrochées sur les cimaises de la galerie Art on 56th.

Il y a du psychédélique dans cette représentation d’un salon de coiffure.

Sur les murs immaculés de cette galerie, récemment installée dans le cadre idyllique d’un bel immeuble ancien du quartier de Gemmayzé, les peintures de Yigit Yazici font éclater leurs vibrations positives. Quelque chose d’incroyablement «punchy» se dégage des grandes, comme des petites acryliques sur bois, accrochées sur les cimaises jusqu’au 20 mars. Quelque chose comme une exubérante énergie anime les représentations d’objets de la vie quotidienne : fauteuils de barbiers, machines diverses, camions, voitures, motos... qui forment les sujets de prédilection de cet artiste contemporain turc.
Né en 1969, diplômé des Beaux-Arts de l’Université de Mimar en 1992, Yigit Yazici a participé, depuis la fin de ses études, à plus de 70 expositions à travers le monde. Turquie, Suisse, Thaïlande, mais aussi divers États d’Amérique, de New York à San Fransisco, en passant par Miami ou encore Chicago.
Cette frénésie d’expositions, il l’explique par sa volonté de partager son travail avec le public. «Ma source d’énergie vient de ce partage avec les gens», dit-il. En retour, cela donne à ses œuvres un dynamisme pétulant. Explosif même, comme dans les peintures d’engins à moteurs, autos, motos, camions, qui donnent presque l’impression de cracher le feu. Jaillissant, avec une sorte de fracas, d’une superposition de couches, de lignes et de motifs chromatiques (d’où l’intitulé de l’expo : «Layers of a Tale»), ces objets de motorisation, tracés à grandes lignes épaisses, ont une présence intense. Pétaradante. Il y a du psychédélique à coup sûr. Une influence pop art évidente. Et parfois, dans certaines des pièces exposées, une surcharge de couleurs et de motifs. Mais la technique reste impeccable et la composition d’un équilibre de haute voltige.
Faire d’un banal objet «lambda» de la vie quotidienne le sujet central d’une œuvre esthétique, voilà la gageure que relève, ici, avec bonheur, Yigit Yazici. Lequel estime que l’art appartient définitivement à la communauté, qu’il a un rôle de catalyseur de réflexion. Et qu’en ce sens, «il est très important dans le développement de la société». Le sien, en tout cas, produit sur l’esprit, ou plutôt l’humeur, l’effet d’une boisson tonique !

*Rue Youssef Hayeck. Tél. : 01/570331.

Sur les murs immaculés de cette galerie, récemment installée dans le cadre idyllique d’un bel immeuble ancien du quartier de Gemmayzé, les peintures de Yigit Yazici font éclater leurs vibrations positives. Quelque chose d’incroyablement «punchy» se dégage des grandes, comme des petites acryliques sur bois, accrochées sur les cimaises jusqu’au 20 mars. Quelque chose comme une...

commentaires (1)

Waw, ça pique les yeux. J'ai été voir par curiosité ses toiles sur le net, ça ne me déplaît pas trop finalement. Malgré une"peinture pétaradante" (l'article décrit très bien l'esprit de ces oeuvres), la ligne reste claire. Je crains seulement qu'on se lasse rapidement d'un tableau pareil sur le mur du salon.

Robert Malek

15 h 36, le 06 mars 2013

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Commentaires (1)

  • Waw, ça pique les yeux. J'ai été voir par curiosité ses toiles sur le net, ça ne me déplaît pas trop finalement. Malgré une"peinture pétaradante" (l'article décrit très bien l'esprit de ces oeuvres), la ligne reste claire. Je crains seulement qu'on se lasse rapidement d'un tableau pareil sur le mur du salon.

    Robert Malek

    15 h 36, le 06 mars 2013