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Un projet de développement au Liban divise une commune française

Un conflit a éclaté au cours du dernier conseil municipal de la commune française d’Odos, située dans le département des Hautes-Pyrénées (sud de la France). Au cœur de ce conflit, dans le cadre duquel le maire et ses opposants s'accrochent, une « subvention douteuse destinée à un projet au Liban », rapporte le quotidien français La dépêche, dans son édition de vendredi.

La commune d'Odos est porteuse du projet «Toit familial» au Liban, et a reçu à cet effet une subvention de 80.000 euros de l'Union européenne, rapporte le quotidien régional.

 

« C'est incroyable, s'est insurgé Frédéric Pouysségur, intervenant au nom du groupe d'opposition, on n'avait jamais entendu parler de cette subvention, on n'a jamais délibéré sur la demande. On ne sait pas à quoi ça sert ». Selon lui, le maire d’Odos, Dominique Lidar, a dit en conseil municipal que l'objet du projet était de construire, via une société privée, des logements sociaux au Liban. « Est-ce la vocation de la commune d'Odos ?, s’est demandé Frédéric Pouysségur. Et qui va financer le reste du projet qui s’élèverait à 100.000 euros ? On ne sait pas ».

 

Dans son édition du 22 février, La dépêche affirme qu’un projet de jumelage serait en cours de préparation entre la commune d’Odos et la municipalité de Saghbine, à 70km de Beyrouth.

 

« Suite à différents séjours au Liban, j'ai rencontré (le maire de Saghbine) Elias Chehwane, raconte le maire d’Odos Dominique Lidar. Nous avons envisagé un jumelage pour développer des échanges scolaires, culturels, économiques. Se rapprocher d'une commune aussi lointaine permet de s'ouvrir l'esprit. D'autant que le Liban est une terre qui nous est proche. C'est une belle opportunité d'autant que comme nous, Saghbine est une commune vieillissante. »

 

M. Chehwane, qui était en visite à Odos le 18 février dernier, toujours selon La Dépêche, a affirmé qu’il espère développer des projets agricoles dans la région afin « d’inciter les gens à revenir au village ».

 

Frédéric Pouysségur soulève également la question d'un conflit d'intérêt. « Nous savons que le fils de Dominique Lidar a créé une société, qui est basée à Tarbes, et qui s'appelle French Lebanese Consulting et Trading Company, dont l'actionnaire principal est Dominique Lidar lui-même. On ne sait pas quelle est l'activité de cette société, mais on s'interroge. Tout cela est quand même très troublant ».
Un conflit a éclaté au cours du dernier conseil municipal de la commune française d’Odos, située dans le département des Hautes-Pyrénées (sud de la France). Au cœur de ce conflit, dans le cadre duquel le maire et ses opposants s'accrochent, une « subvention douteuse destinée à un projet au Liban », rapporte le quotidien français La dépêche, dans son édition de vendredi.
La commune d'Odos est porteuse du projet «Toit familial» au Liban, et a reçu à cet effet une subvention de 80.000 euros de l'Union européenne, rapporte le quotidien régional.
 
« C'est incroyable, s'est insurgé Frédéric Pouysségur, intervenant au nom du groupe d'opposition, on n'avait jamais entendu parler de cette subvention, on n'a jamais délibéré sur la demande. On ne sait pas à quoi ça sert ». Selon lui, le maire d’Odos, Dominique...