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L'UE prolonge les sanctions contre la Syrie et entend protéger les civils

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont décidé lundi de prolonger pour trois mois le régime de sanctions contre la Syrie et de fournir un soutien plus important à l'opposition pour protéger les civils.

Le paquet de sanctions, prolongé jusqu'à la fin du mois de mai, a été amendé afin de "fournir un soutien non létal plus important et une assistance technique pour la protection des civils", selon les conclusions de la réunion des ministres à Bruxelles.

"Il s'agit d'un soutien supplémentaire" à la Coalition, qui représente l'opposition au régime de Bachar al-Assad, a commenté le ministre français, Laurent Fabius. Elle a été prise "conformément à la demande" du président de cette Coalition, Ahmed Moaz al-Khatib, a-t-il ajouté.

Le paquet de sanctions, qui arrivait à échéance fin février, vise des personnalités du régime de Bachar al-Assad et des entités et comprend également des embargos sur les armes et le pétrole, ainsi qu'une série de sanctions commerciales et financières.

Les ministres "vont continuer à évaluer et réexaminer, si nécessaire, le régime de sanctions contre la Syrie afin de soutenir et d'aider l'opposition", ont-ils précisé à l'issue de la réunion.

L'accent mis sur le renforcement de l'assistance technique vise à satisfaire en partie les demandes de certains pays, au premier rang desquels la Grande-Bretagne, qui a réclamé une levée de l'embargo de l'UE sur les livraisons d'armes pour les insurgés.

Son ministre, William Hague, a salué un "compromis" qui permettra "d'aller plus loin" dans trois mois. Il a précisé que des détails seraient apportés dans les prochains jours sur les conditions du renforcement du soutien non létal.

Une majorité de ministres ont mis en garde contre le risque d'une militarisation accrue du conflit si l'embargo sur les armes était levé. "Il n'y a pas pénurie d'armes en Syrie, bien au contraire", a ainsi déclaré le Luxembourgeois Jean Asselborn.

"Le but n'est pas de combattre des jihadistes au Mali pour fournir des armes aux jihadistes en Syrie", a ajouté son collègue belge Didier Reynders.

Dans leur déclaration, les chefs de la diplomatie ont appelé "les représentants du régime syrien à ne pas laisser passer l'opportunité et de répondre positivement à l'offre de dialogue politique" proposée par le chef de la coalition.
Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont décidé lundi de prolonger pour trois mois le régime de sanctions contre la Syrie et de fournir un soutien plus important à l'opposition pour protéger les civils.Le paquet de sanctions, prolongé jusqu'à la fin du mois de mai, a été amendé afin de "fournir un soutien non létal plus important et une assistance technique pour la protection des civils", selon les conclusions de la réunion des ministres à Bruxelles."Il s'agit d'un soutien supplémentaire" à la Coalition, qui représente l'opposition au régime de Bachar al-Assad, a commenté le ministre français, Laurent Fabius. Elle a été prise "conformément à la demande" du président de cette Coalition, Ahmed Moaz al-Khatib, a-t-il ajouté.Le paquet de sanctions, qui arrivait à échéance fin février,...