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Dernières Infos - Liban

Le CCG dénonce les déclarations "irresponsables" de Michel Aoun sur Bahrein

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdel Latif al-Zayani, a remis lundi une lettre de protestation au chargé d'affaires de l'ambassade du Liban en Arabie saoudite, Mounir Anouti, concernant les dernières déclarations du chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun au sujet de Bahreïn.

Le CCG dénonce les déclarations "irresponsables" de M. Aoun lors de son entretien avec la chaîne de télévision al-Alam le 12 février dernier, indique-t-on dans un communiqué publié sur le site officiel du CCG. Dans le même texte, le chef du CPL est accusé d'avoir évoqué les affaires internes du royaume de Bahreïn d'une manière inacceptable et trompeuse.

"Ces déclarations servent des intérêts déjà connus et s'opposent aux relations bilatérales et historiques entre le CCG et le Liban", poursuit-on dans le communiqué.

Lors sa déclaration, M. Aoun a tenu à proclamer publiquement son appui à l’opposition chiite au Bahreïn.

Ces derniers jours, la tension est également montée d'un cran entre le Bahrëin et le Hezbollah, allié de Michel Aoun.

Ce week-end, la ministre bahreïnie de l’Information Samira Rajab a qualifié dans un entretien à la presse le Hezbollah de "milice terroriste".

Selon elle, une figure de l’opposition chiite à Bahreïn s’est récemment rendue au Liban et a rencontré le secrétaire général du Hezb Hassan Nasrallah. "Cela prouve que le Hezbollah interfère dans les affaires intérieures de Bahreïn", a-t-elle encore dit.

 

Le Hezbollah a affiché son soutien à la révolte populaire de l’opposition chiite au royaume depuis 2011. Cette position a affecté les relations bilatérales entre le Liban et Bahreïn, surtout après les attaques lancées par Hassan Nasrallah à l’encontre du petit royaume sunnite.

 

La tension s'est accrue ces derniers jours dans le petit royaume du Golfe, où un policier et un manifestant chiite ont été tués jeudi dernier au cours de manifestations marquant le deuxième anniversaire du soulèvement contre la monarchie.

Depuis mercredi, des manifestations quotidiennes émaillées de violence ont secoué Bahreïn, les protestataires tentant notamment de marcher vers la "Place de la Perle" à Manama, symbole du soulèvement populaire du 14 février 2011 maté au bout d'un mois par le pouvoir.

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdel Latif al-Zayani, a remis lundi une lettre de protestation au chargé d'affaires de l'ambassade du Liban en Arabie saoudite, Mounir Anouti, concernant les dernières déclarations du chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun au sujet de Bahreïn.Le CCG dénonce les déclarations "irresponsables" de M. Aoun lors de son entretien avec la chaîne de télévision al-Alam le 12 février dernier, indique-t-on dans un communiqué publié sur le site officiel du CCG. Dans le même texte, le chef du CPL est accusé d'avoir évoqué les affaires internes du royaume de Bahreïn d'une manière inacceptable et trompeuse."Ces déclarations servent des intérêts déjà connus et s'opposent aux relations bilatérales et historiques entre le CCG et le Liban", poursuit-on...