La Russie espère voir d'"importants progrès" dans les négociations sur le nucléaire iranien qui doivent reprendre fin février entre l'Iran et les grandes puissances à Almaty au Kazakhstan, a déclaré mercredi un vice-ministre russe des Affaires étrangères.
"Malgré tout, je voudrais vraiment espérer que les prochaines négociations aboutissent, si ce n'est pas à une percée, au moins à d'importants progrès", a déclaré Sergueï Riabkov, cité par l'agence Ria-Novosti.
"Car pour l'instant, nous en sommes toujours au même stade qu'en juin dernier. Nous avons perdu beaucoup de temps", a-t-il ajouté.
Le vice-ministre, principal négociateur russe sur le nucléaire, a appelé à "accélérer le rythme" des négociations et estimé que les prochains pourparlers "montreront s'il y a une volonté politique" de régler la question.
Téhéran et le groupe des 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine -- membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -- et Allemagne) se sont mis d'accord mardi pour reprendre le 26 février à Almaty au Kazakhstan leurs négociations, qui avaient été interrompues mi-2012.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a assuré mardi que les Occidentaux présenteraient aux Iraniens "une nouvelle offre crédible", afin de "continuer à travailler avec l'Iran (...) sur les mesures concrètes nécessaires pour répondre à l'inquiétude de la communauté internationale sur son programme nucléaire".
Les grandes puissances avaient repris contact en décembre pour une nouvelle rencontre, alors que le dernier cycle de négociations avait été organisé à Moscou en juin 2012. Comme les précédents, il n'avait pas permis de progrès sur le programme iranien d'enrichissement d'uranium qui est au centre des inquiétudes occidentales.
Les discussions avaient bloqué lorsque les 5+1 avaient demandé à l'Iran de suspendre l'enrichissement à 20% et d'exporter ses stocks d'uranium enrichi à 20%, disant redouter que ces stocks et la technologie accumulés par Téhéran ne lui permettent de produire de l'uranium enrichi à plus de 90%, nécessaire à la fabrication de l'arme atomique.
La communauté internationale soupçonne la République islamique de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert de son programme civil, ce que Téhéran nie catégoriquement. L'ONU et les Occidentaux ont imposé à l'Iran une série de sanctions en représailles pour ses activités nucléaires. Mais l'Iran demande la levée de ces sanctions comme préalable à des négociations.
"Malgré tout, je voudrais vraiment espérer que les prochaines négociations aboutissent, si ce n'est pas à une percée, au moins à d'importants progrès", a déclaré Sergueï Riabkov, cité par l'agence Ria-Novosti. "Car pour l'instant, nous en sommes toujours au même stade qu'en juin dernier. Nous avons perdu beaucoup de temps", a-t-il ajouté.
Le vice-ministre, principal négociateur russe sur le nucléaire, a appelé à "accélérer le rythme" des négociations et estimé que les prochains pourparlers "montreront s'il y a une volonté politique" de régler la...

