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Trois ex-élus koweïtiens condamnés à la prison pour diffamation de l'émir

Un tribunal koweïtien a condamné mardi trois anciens parlementaires de l'opposition à trois ans de prison chacun pour des propos jugés diffamatoires à l'égard de l'émir, a annoncé leur avocat.
"Khaled al-Tahous, Falah al-Sawwagh et Bader al-Dahoum ont été condamnés à trois an de prison chacun", a indiqué l'avocat, Mohammad al-Jumia sur son compte Twitter.
Les trois condamnés ont la possibilité d'interjeter appel et de demander, si le verdict est confirmé, son annulation par la Cour suprême.


Lors d'un meeting politique le 10 octobre 2012, ils avaient demandé à l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, de ne pas amender la loi électorale et mis en garde contre le risque de violences dans la rue.
Ces propos ont été considérés par la justice comme une critique contre le souverain, ce qui est punissable par la loi.


Le directeur de l'Association koweïtienne des droits de l'Homme Mohammad al-Humaidi a critiqué le verdict, estimant que les paroles tenues par les parlementaires étaient des "conseils et non des critiques".
"Il n'y a rien dans la Constitution qui interdit de s'adresser à l'émir et de lui donner des conseils", a-t-il déclaré à l'AFP.
Les trois hommes ont été arrêtés pendant six jours avant d'être libérés contre une caution de 17.850 dollars pour chacun.


La loi électorale a été en fin de compte amendée malgré l'hostilité de l'opposition qui a boycotté les élections de décembre et organise régulièrement des manifestations pour contester le Parlement issu de ce scrutin.
Le riche émirat pétrolier, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, est secoué par des crises politiques à répétition. Il a connu depuis la mi-2006 dix gouvernements et six dissolutions du Parlement.

Un tribunal koweïtien a condamné mardi trois anciens parlementaires de l'opposition à trois ans de prison chacun pour des propos jugés diffamatoires à l'égard de l'émir, a annoncé leur avocat. "Khaled al-Tahous, Falah al-Sawwagh et Bader al-Dahoum ont été condamnés à trois an de prison chacun", a indiqué l'avocat, Mohammad al-Jumia sur son compte Twitter. Les trois condamnés ont la possibilité d'interjeter appel et de demander, si le verdict est confirmé, son annulation par la Cour suprême.
Lors d'un meeting politique le 10 octobre 2012, ils avaient demandé à l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, de ne pas amender la loi électorale et mis en garde contre le risque de violences dans la rue. Ces propos ont été considérés par la justice comme une critique contre le souverain, ce qui est punissable par la loi.
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